‹ Histoire de la peinture flamande et hollandaise. ComplémentChapitre 58 sur 91 · St. Jean Vévangéliste A Berlin · texte numérisé non relu

St. Jean Vévangéliste A Berlin

37. St. Jean l'évangéliste, volet d'autel. A Vienne. Passavant le croit de HemUng.

38. La légende de Ste. Catherine, tableau peint par Van der Goes pendant sa jeunesse. Autrefois dans le monastère de Notre-Dame, à Gand.

39 Falco Portinari tenant un livre, buste qui se trouve dans le palais Pitti, à Florence. La proportion est le tiers de la grandeur naturelle. Sur l'extérieur on voit l'ange de l'annonciation, en grisaille, d'où l'on peut conclure que ce tableau faisait partie d'un triptyque.

ROGIBR BB BRUGES. '

1. c Ejus est tabula altéra in poietralibas principis Ferrariae, in cujus alteris yalvis Adam et Eva nudis corjloribus e terrestri paradiso per angelum ejecti, quibus nihil desit ad summam puldiritadiiiem. » Facius, De Viris illu9tribu9.

2. La récolte de la manne; autrefois dans la collection Boisserée, maintenant à Munich.

3. Le prophète Elie, éveillé par un ange au milieu du désert. Autrefois dans la collection Bettendorf, à Aix-la-Chapelle, maintenant à Berlin.

4. L'Annonciation, volet droit d'un triptjque. Dans la Pinacothèque. Ce tableau était regardé comme de Jean Van Evck. Passavant Tattribue à Rogier de Bruges.

5. Les trois anges qui apparaissent à Abraham et à Sarah, pour leur annoncer la naissance dlsaac: subdivision d'un tableau, jadis à Middelbourg, maintenant à Berlin.

6. La naissance du Christ, milieu du tableau; jadis à Middelbourg, maintenant à Berlin.

7. L'Adoration, des Mages, subdiyision du tableau; jadis à Middelbourg, maintenant à Berlin.

Ce triple ouvrage se rattachée la curieuse histoire de la fondation de Middelbourg, en Flandre. Pierre Bladelin, membre d'une famille noble et puissante des environs de FurneSi conseiller et maître*d'hôtd

de Philippe-l&-Bon, trésorier de Tordre de la Toison d'or, prit avec sa femme la résolution extraordinaire de bâtir une ville nourelle. 11. De Smet a raconté les détails de son entreprise dans le Meisager det SciencM et dês Arts. Quand il la commença, il n'avait point obtenu les honneurs cités par nous et qui lui en auraient jusqu'à un certain point facilité l'exé- (Hition. « L abbaye de Middelbourg, en Zélande^ nous dit M. De Smet, possédait, au oommencement du xv* siècle, une ferme ou censé et des terres «assez considérables dans la paroisse de Heyle, entre le ville autrefois maritime d' Ardemburg et la commune dis HoerLerke. Autorisée à vendre ces propriétés par un diplôme imprimé dans la coUeotion de Mirseus, l'abbaye les céda vers 1440 à un Colard Lefèvre ou Fevers, bourgeois de Bruges, et mari de Marguerite Bladelin, soeur du trésorier. Le dievalier Bladelin les acheta de son beau-frére enriron l'an 1444, et ayant obtenu à cette fin permission et octroi du bon duc Philippe, il se mit en devcnr d'y bâtir une ville, à laquelle il conserva le nom de Middelbourg, en mémoire de la maison religieuse qui avait longtemps possédé le terrain , mais non , comme l'ont supposé quelques auteurs, à cause de sa situation entre Damme et Ardemburg.

t Bâtir, et bâtir une ville, sur un terrain aussi peu favorable, exigeait de longs travaux et d'énormes 4épen8es , mais le bon chevalier n'avait pas mis la

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main h TœuTre, san» aToir calculé les. sommes ci les peines qu'il lui en coûterait; il sut faite face à tout et vit son ouTrage s*éleTer en assea peu <de temps. Tandis que Téglise oonsactée sous 1 mi>oeation des ap6tces Sl Pierre et SL Paul s'acherrait peu à peu etque leehâteau seigneurial s'enrironnait dbtfoasès et de murailles fortifiées, le fiondaieur songeait déjà à procurer d autres avaaftages aux habitants, de sa TÎUe naissante. Il denanda au hon. due, qui^dèjà avait éuigé en fief la^seigneorier de Middelbalivgv jàt lui octroyer une foire franche pendant dmac jomrs annudlemenL Philippe hiiaonordasa requête, Mais en bomantàsix jours la durée de la Ibire, 6t«n fil puUier les lettres patenfes. ^

Six ans après» TégliM étaitvacfaeyée^-oe fol, sans le motndoe doute» |iour eerrir à la dééoration'du monument qu'il fit peindre par^Ro^er de Bruges le taUeau qui nous occupe* Suri'arrière pian sontre^ •présentés le diâteau «t Véghse do MiddeHxmrg. Au nombre des personnes qui adorent Jésus» on voit le fondateur lui-même. L'abbé Andries, curé de Ifid^ delbourg» fit restaurer le tableau» il y a environ 10 ans. La Belgique en a depuis lors été dépouillée» gràoe au patriotisme des habitants» qui s'exprime surtout par des diseours. Le Mêê^ager de 1896 contient une gravure de cette production impoitan^ que le gouvernement belge aurait du acheter» fut-ce^ au poids de l'or»

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