LES CAPUCINS DE QUIMPERLE
Les Capucins, ne possédant pas de biens, ne firent point la déclaration exigée par la ?Jation. Le 10 Mai 1790, en sortant du couvent des Ursulines, où il était allé inventorier la propriété de ces dames, le maire, accompagné d'autres membres de la municipalité, se transporta cependant chez ces religieux, où le père gardien les introduisit au réfectoire. Les cinq religieux, formant la communauté, se présentèrent devant ces messieurs, à rexce|)tion d'un d'entre eux qui avait l'esprit aliéné. Interpellation faite à chacun d'eux séparément, tous déclarèrent vouloir vivre et mourir dans leur ordre, un seul excepté qui prétexta l'état de détresse et d'infirmité de son vieux pèi^e âgé de 80 ans, pour prêter le serment, quitter son ordre et vivre dans le siècle.
Voici les noms des religieux fidèles :
Le père Tonneau, en religion Bonaventure ; de Bécherel,
(I) Dcmas cnim mo roliqiiit, diligens hoc sioculum. — (Kp. :'i Tini. chap. IV, V. 0.)
lég lie 6^ ans, gardien du conveni; le [)Âro Jeati- Baplisle LeDréau; le pure Bernard, do r.li.^Baiitiouf. ij,'» de GG anà, ci-dcvacit gardien du couvcnl de Macliecoul, oà il avait déjà déclaré iirécédemmeiil refuser le serment; lo pt:re Dorricuf, Joseph-Marie, de Bannalec; lo père Denis, Cas^sien. de Morlaix.
l. *IlllAYIi DE SAIST-MAURICE, EN CI.OH*RS-C,^R^0KT.
It n'y avait, eu 1790. ([ue Irnis relijjieux dans celte abbaye de Bernardins. M. Gorgeu, rei-teur de Clolinrs, leur donnait alors le témoignage suivant : « Les religieux do Saint-Maurice soulagent par des aiiniùnes abondantes et multipliées les pauvres do ma paroisse et des paroisses cnvironnaules, et ils les édilient par uiiû conduite très- régulière. »
Mallieurouseinenl, ils ne furent pas tous fidèles à la sainte Église , quand il leur fallut se prononcer sur le serment. Le prieur de l'abbaye prêta ce serment, le 9 Janvier 1791, en l'église do Saint-Michel deQuimperlé. il l'issue de ta grand'messo, eu présence de la municipalité.
Nous devons les documents que nous venons de donner sur les religieux du district de Quimperlé h. l'obligeance des Ursulincs de cette ville qui, sur noti-e prière, ont bien voulu les eximmer de leurs archives.
Le diocèse de Qriimper possédait, sur la fin du siècle dernier , beaucoup d'autres communautés d'hommes, sur lesquelles nous n'avons pu recueillir que peu de renseignements : pour ne pas nous exposer â avancer des faits inexacts, nous nous bornerons à relater ceux qnenous avons irouvés dans des mémoires aiillientiques.