N» XXIV
bLBAU DBS SUSPECTS DE S4INT - JULIEN , BBCLUS A DOMICILE OU SUE LE TBBRITOIRE DE LA COMMUNE, « AVEC DÉPENSE DE SB PRÉ- QUBNTER AU DEHORS, » DRESSÉ LE 6 OCTOBRE 1793, PAR LA MUNICIPALITÉ.
La femme et les enfants de J.-B. Vauthier; la femme et les V. 41
642 DOCliMBMTS.
enfants de J.-Ant. Choulet; la famille de J.-B. Maillot , excepté les deux iils aînés; la famille de J-lgn. Ronssin^ excepté les deux lils aines; J.-F. Burnequez et sa famille; la femme de J.-B. Jeannot; la femme de Jos. Hiimbert-Pierre; la femme et la bellesœur de Félix Maillot; la servante de Cl -Jos. Maillot et ses deux fils; la femme de Cl.-Ant. Cuenin; la Bouhélier, couturière; Cl.-F** Eteveuard; Marie-Anne Cheval; les trois filles et la veuve Cuenin; Julien Burnequez, sa femme et sa ûile; P.-F. Mauvais et sa famille; la famille des Lessus, excepté Nicolas; Ludivine ■Reuille; la femme Théodore Jeandemaiche ; la femme de Melcbior Guillaume; la veuve CL-F** Vuilliii et sa fille; la femme et la belle-tilîe de J -Jac. Pupin; la femme de J.>Jos. Reuille; celle de J.-B. Reuille et leurs filles; Cl.-F. Ducreux; la femme de Cl.-Jos. Etevenard; la mère et la femme de Jac.-Ant. Blessemaille; la fille de Guill. Vuillin; la femme de Cl.-F. Vuillin; A^ès Tochot; Agnès Pagnot; Geneviève Poussot; la veuve Bouhélier et ses deux fi>les; toutes lesquelles femmes et familles sont de-s plus fanatisées.
No XXV.
TABLKAU DES SUSPECTS DU CANTON DU RUSSRY INCARCÉBÊS, RECLUS A DOMICILE, CONSIGNÉS DANS LES COMMUNES OU MIS EN SURVEIL- LANCE PAR LE COMITÉ CENTRAL-
Le Barboux,
Incarcérés. iS octobre 1793. Thér. Blessemaille, manouvrière, sœur d'émigré. (Recluse ensuite chez son frère, et libérée le 23 juillet 1794.)
23 octobre. Cl.-Ign. Rojdaguet et Jos.-Renobert Roydaguet, suspects par leurs relations et leur conduite, s' étant montrés partisans du fanatisme et ennemis de la liberté. (Cl.-lgn. fut libéré le 23 juillet 1794.)
Marie-Victoire Racine (ajournée ensuite), et Marie-Agnès Pierre (recluse ensuite à domicile), pour avoir entretenu des correspondances avec les prêtres émigrés et déportés.
Alexis Perrot, pour avoir battu un homme, parce que celui-ci avait accepté la constitution.
F. -Jos. Chopard, pour avoir tâché de faire dissiper les assemblées municipales. Il est soupçonné d'avoir porté des cordes pour étrangler les patriotes. (Ajourné ensuite, puis reclus chez lui en décembre 1793, et maintenu le 23 juillet 1794.)
Recluses a domicile. 18 octobre. Ursule Prêtre, fanatique, soeur d'émigré; Marie-Anne Monin. idem; Justine Feuvrier, idem, et soupçonnée d'avoir contribué à l'émigration de son frère; Jeanne-Bapt. Blessemaille, sœur d'émigré. (Libérées toutes les quatre le 23 juillet 1794.)
23 octobre. F.-X Roydaguet et Noel-Jos. Roj'daguet, suspects par leurs relations et leur conduite, s'étant montrés partisans du fanatisme et ennemis de la Uborlé. (K.-X. fut consigné dans sa commune en décembre 1793, et Noël, libéré le 23 juillet 1794.)
Marie-Agnès Godot, porteuse de mauvaises nouvelles tendantes à une contre-révolution. (Libérée le 23 juillet 1794.)
Cl. -F. Pierre, fanatique qui a tenu des propos inciviques. (Libéré le 23 juillet 1794.)
F.-X. Bernard, fanatique, agent d'émigrés, (l.ibéréle 23 juillet.)
Marie-Christine Petit, servante de Cl.-lgn. Prêtre, pour avoir averti les fanatiques de se rendre à la petite Vendée. (Maiuteime le 23 juillet 1794.)
Cl. -Agnès Roy, pour avoir déclamé et prêché le fanatisme. (Consignée ensuite dans sa commime, et libérée le 23 juillet.)
Consignés dans la commune. 18 octobre, J.-B. Prêtre, frère d'émigré.
23 octobre. Cl. -F. Roy, sa femme et son fils, pour avoir tenu des propos contre la liberté (libérés le 23 juillet); J.-Cl. Racine, fanatique; Cl.-Ambr. Racine, fanatique (libéré en décembre 1793); Dorothée Verdot, pour fanatisme et propos inciviques (libérée le 23 juillet).
Placés sous la surveillance de la municipalité. F.-X Roy, et F.-Jos. Dard. (Libérés le 23 juillet. Ils avaient été mis en réclusion chez eux.)
Le Bélieu.
Incarcérés. 18 octobre. Reine-Généreuse Gaume, sœur d'émigré, Cl.-Ant. Choulet, père d'émigré (ensuite reclus chez lui); J""«-Ant. Vuillemin, femme d'émigré (ensuite recluse chez elle).
23 octobre. Ant.-X. Epenoy, pour s'être trouvé dans un rassemblement contre-révolutionnaire et s'être absenté une dizaine de jours (ensuite reclus chez lui, à charge de nourrir deux petits pauvres); Généreuse Lambert, déclamant et prêchant le fanatisme (ensuite recluse chez son père); Cl,-Jos. Joly, turbulent, anarchiste, ne voulant pas se soumettre aux autorités (élargi en décembre 1793); Anne-Ant. Cassard, porteuse de mauvaises nouvelles et clabaudant contre les exécuteurs de la loi (recluse
ensuite chez elle) ; J""*'-Cath. Epenoy, pour avoir fait des rassenibleuients cliez elle, et porté le trouble dans la commune par ses propos fanatiques (recluse chez elle en décembre); Marie- Agnès Gaume, prédicatrice de fanatisme et fréquentant les rassemblements (ensuite recluse à domicile); Jeanne-Etiennelte Gaume, pour avoir fait un rassemblement de fanatiques et l'avoir prêché (recluse chez son père en décembre); Cl.-Jos. Emery, ofGcier municipal destitué (reclus chez lui en décembre); Marie- Anne Rouille, pour avoir averti plusieurs personnes pour former l'attroupement du 6 septembre (recluse ensuite chez elle, les faits n'ayant pas été prouvés).
Reclus a domicile. iS octobre. F.-X. Boichard, père d*émigré, avec un garde à ses frais, à moins qu'il ne préfère la prison; F.- Jos. Boichard et J°°* Boichard, frère et sœur d'émigré, avec la charge d'entretenir un pauvre ; Ant. Gaume, père d'émigré; Marie-Jos. Choulet ; Marie Angélique Parent, sœur d'émigré.
23 octobre, J.-Cl. Epeuoy le jeune, pour propos contre-révolutionnaires et attroupements suspects chez lui; P.-Jos. Gaume, toujours réfractaire aux lois ; Gabrielle Chopard, prêchant le fanatisme et autorisant des attroupements chez elle.
Consignes dans la commune. 18 octobre, Cl.-lgn. Boichard, frère d'émigré; J.-Ign. Gaume, idem ; Marie -Anne Choulet, sœur d'émigré; X. Boillon et sa femme, père et mère d'émigré; Marianne Vermot, sœur d'émigré ; Marie- Victoire Parent, idem; j.-B. Bourquin, frère d'émigré; Marie-Ant. Michel, mère d'émigré.
En surveillance. Marie-Anne Cuenot-Prince.
Le Bizot,
Incarcérés. 18 octobre, Marie-Agnès Parent, sœur d'émigré. (Recluse ensuite chez elle.)
^3 octobre. F.-Jos. Ligier, pour avoir été avertir plusieurs personnes d'aller à la petite Vendée, et y avoir été lui-même (reclus ensuite chez lui) ; Marie-Anne Fusier, prédicatrice du fanatisme, clabaudant contre la loi et les prêtres soumis (consignée ensuite dans sa commune) ; Marie-Angélique Cuenot^ pour avoir montré la plus grande haine contre la loi, par ses propos et ses démarches (recluse chez elle en décembre).
Reclus a domicile. 18 octobre. Thér. Joly, sœur d'émigré; Suzanne Boichard et Marie- Jos. Boichard, idem.
23 octobre. Anne-Thér. Prêtre, fanatique, qui a refusé la réunion; Jnn«-Victoire Ligier et Marie-F'« Ligier, fanatiques, qiii ont refusé la réunion; Jnn*-Ant. Guy, prédicatrice du fana-
tisme; J.-B'« Fusier, fanatique (élargi en décembre); Cl.-Agnès Arnotix et Reine Arnoux, fanatiques qui ont refusé la réunion.
Consignés DANS la commune. \S octobre, Urbain Guerrand, père d'émigré; Marie- Anne^uillemin» mère d'émigré; Eléonore Guerrand et Alexandrine Guerrand, sœurs d'émigré.
Bonnétage.
Incarcérés. 18 octobre. Tbér. Monnot, mère d'émigré (recluse ensuite chez elle avec un garde à ses frais, et morte peu de jours après) ; F.-Jos. Pagnot, père d'émigré (reclus ensuite chez lui, puis ajourné) ; Dorothée Pagnot, sœur d'émigré (recluse ensuite chez elle) ; Geneviève Châtelain, sœur d'émigré (évadée et émigrée) ; Barbe-Agnès Pagnot, sœur d'émigré, fanatique (recluse ensuite chez elle).
23 octobre. J.-F. Jeandemaiche, pour avoir prêché le fanatisme et tenu des propos contre la constitution (mis ensuite en réquisition pour le battage des grains et ajourné); Jnn®-Agnès Lessus, prédicatrice du fauatisme, qui a refusé la réuiiiou (recluse chez elle en décembre) ; Geneviève Cuonin, grande prédicatrice du fanatisme, qui a refusé la réunion (consignée ensuite dans sa commune) ; Marie- Mélitine Lessus, fanatique qui s'est trouvée dans les attroupements suspects et a refusé la réunion (recluse chez elle en décembre).
Reclus a domicile. 18 octobre. Anne-Marie Buliard, femme d'émigré; Jnne-B'* Jeanbrun, sœur d'émigré (consignée ensuite); Anne-F" Boillon, mère d'émigré; Nic.-Jos. Pagnot, père d'émigré; Ign.-F. Monnot, sa femme, son lils et sa belle-fille, Marie- Thér. Etevenard, parents d'émigrés.
23 octobre. J^^'-Marie Guyot (libérée en décembre) , et Jnn*'-B'« Tanguel, pour avoir prêché le fanatisme et donné asile aux pré très déportés.
Consignés dans la commune. 18 octobre, Cl.-Ign. Pagnot, frère d'émigré; Alexis Pagaot, idem; Biaise-Vincent Châtelain, idem (il émigra); Alexis Cuenin, père d'émigré; Marie- Agnès Perrot, mère d'émigré; P.-lgn. Housselot, père d'émigré, sa femme et sa fille; Marguerite Chapuis, mère et femme d'émigrés, et ses ifants (ils émigrèrent) ; Ign.-Félix Guillemin et sa femme, père ît mère d'émigré.
La Bosse,
Incarcérés. 18 octobre. Cl. -Alexis Parent (détenu d'abord dans i maison d'arrêt de Maiche, puis consigné dans sa commune).
23 octobre, Cl.-Jos. Gauthier, pour avoir dit qu'il était aristocrate et grand fanatique (consigné en décembre) ; Marie-Thér. lioillon, fanatique outrée, qui a refusé la réunion (consignée en décembre]; Anne -Victoire Ligier, pour propos contre la loi. Elle a excité les autres à passer en Suisse ot y a été elle-même. (Ajournée pour cause de maladie, elle fut recluse chez elle en décembre.)
Rkclls a domicile. 23 octobre. Jac.-F. Boillon, dangereux pour ses propos et un peu fou.
Consignés dans la commune. 18 octobre- J.-B. Parent père, Anne-Thérèse Parent, J"°* Parent, Ludivine Parent et Marie- Eléonore Parent, sœurs.
23 octobre. Cl. -Ign. Jacquet, pour propos contre la constitution (libéré en décembre); Cl -F. Ligier, pour avoir reçu un rassemblement chez hii.
La Chcnalotte.
iNCARr.ftRÉs. 23 octobre. F.-Jos. Guillemin, grand fanatique, pour s'être rebellé aux ordres des autorités (reclus ensuite chez lui avec un garde à ses frais) ; P.- Ant. Courpasson, prévaricateur dans ses fonctions de cn[)itaine de la garde nationale (reclus chez lui en décembre).
Reclus a domicile. 23 octobre. Hyacinthe Petit, grand fanatique, qui a sollicité plusieurs personnes de ne pas accepter la constitution
Consigné dans la commune. 23 octobre. P.-Jos. Petit.
Les Fontenelles.
Incarcérées. 18 octobre. Aune-Aut. Petit et Marie-Jos. -Mêla nie Mauvais, sa lille (émigrées après leur sortie de prison); Marie- Jost'plie Uonaiid, cl Maiie-Auiie Renaud, sœurs d'émigré (ensuite redusos chez ollos) ; Marie- Angélique Mougin, femme Romain, mère d'émigré (roclusc eusuite chez elle).
Reclus a domicile. 18 octobre. J.-B. Renaud le vieux, père (mort [)eu de jours après) ; J.-B Renaud père, et son fils X. ; Et.- Jos. Bubilier-Monnot père. (Il éniigra).
23 octobre Miric-liènèrLMisi' Choi>ard, servante fanatique, pour avoir r» fusé la réunion; P.-Jos. Pagnot, fanatique, pour n'avoir accepté la réunion qne sous coudiliou; J"°''-Victoire Paradis, fanatique, pour avoir refusé la réunion (consignée en décembre) ; Maric-Thér. Pagnot, mémos motifs.
Consignés dans la commune. 18 octobre. Cl -F. Romain-Verdot
père; Marie-Agnès-Sylvie Romain, sœur de quatre émigrés; Marie-Jos. Romain , et Marié-Joséphine Romain , même motif; Marie-F*» Ciron, mère d'émigré.
23 octobre. Marie-Thér. Marchand, fanatique, qui a refusé la réunion ; Marie-Agnès Perriot-Comte, fanatique, qui a accepté la réunion , mais s'est réservé ses opinions religieuses ; Renaud, cidevant notaire, pour refus de certificat de civisme (libéré en décembre).
La Grand' Combe-des-Bois,
IxcARCÉRÉs. iS octobre. MadeU'ine Garessus, femme Feuvrier, sœur d'émigré. (Recluse ensuite chez elle, puis ajournée.)
23 octobre. Alexis Perrot, maire de la commune, pour avoir prévariqué dans ses fonctions (reclus ensuite chez lui, à charge de nourrir deux de ses neveux); Eloi Maillot, regardé comme un espion, pour être îiUé bien souvent en Suisse (il éraigra) ; Léonard Bouverot, pour avoir méprisé les lois (il émigra) ; Félix Isabey, pour avoir porté en Suisse des denrées prohibées (il fut ensuite consigné) ; Dorothée Chopard, pour avoir prêché le fanatisme et entraîné des personnes dans son parti ; Cl.-Jos. Carteron, entêté dans son opinion contraire aux lois, coiTespondant avec les fanatiques des environs, et ayant tenu des propos contre-révolutionnaires. (Reclus chez lui eu décembre, à charge d'entretenir deux pauvres.)
RpXLUS A DOMICILE. 18 octobre. Cl.-Reine-Gabrielle Monnot, Marie-Thér. ïsabey, Victoire -Généreuse Isabey, parentes d'émigrés; Cl.-Ant. Garessus, frère d'émigré, à charge de nourrir un pauvre désigné ; Anne-F'* Robert, mère d'émigré; Jac.-Jos. Bouhélier et sa femme, père et mère d'émigré ; Félix Mougin, frère d'émigré; J.-B. Isabey, idem.
23 octobre. P.-x\nge Perrot, soupçonné d'avoir favorisé des émigrations. Les sœurs Josepli Mougin, fanatiques. Les deux sœurs Frésard, fanatiques, entretenant des correspondances avec les prêtres réfractaires. Généreuse Perrot, porteuse de nouvelles contre-révolutionnaires. La tille Baume , fanatique. Marie-Jos. Perrot, Angélique Perrot, et Jos Perrot fils, suspects et fanatiques.
Consignés dans la commune 18 octobre. Et -F. Isabey, père d'émigré. (Interné ensuite dans le canton.)
23 octobre. J.-B. Chopard, Jos. Perrot et Reine Chopard, sa femme, fanatiques; J.-B. Mairot, pour fanatisme et propos contrerévolutionnaires.
Laval.
Incarcérés. 48 oc^o 6re.Jnn«-Barbe Boilloa, femme de Jeannerot, émigré (recluse ensuite chez elle sous caution, et libérée le 23 juillet 1794); ApoUine-F*® Jeaunerot, sœur d'émigré (recluse ensuite chez elle, puis ajournée et libérée le 23 juillet).
23 octobre. Cl.-Jos. Boillon, inculpé d'avoir été volontairement dans les brigands.
Reclus a domicile. 18 octobre. Marie-J*»*»* (ou Josette) Vuillemin, femme de Jeannerot, émigré (libérée le 23 juillet 179-4).
23 octobre. F.-X. Boillon, fanatique, et ayant fanatisé les autres (libéré le 23 juillet).
Consigné dans la commune. 23 octobre. Ign.-L. Boillon, fanatique, ayant fanatisé les autres.
Mémont.
Incarcérés. 18 octobre. Marianne Arnoux, sœur d'émigré (recluse ensuite chez elle); Jos.-X. Jeannerot, frère d'émigré (ensuite reclus chez lui, à charge de nourrir deux pauvres choisb par le maire).
Recluses a domicile. 18 octobre. Jnn«-Cl. Perdrisard, mère d'émigré.
23 octobre. Marie -Gabrielle Grosperrin, fanatique et prédicatrice du fanatisme; J«»«-Florentine Poyard, idem.
Consignés dans la commune. 18 octobre. Florentine Arnoux, sœur d'émigré; Marie-Mélanie Parent, femme de Guill. Arnoux, idem; J.-P. Guerrand, père d'émigré.
23 octobre. Honoré Relange, fanatique dangereux.
En surveillance. 18 octobre. Marie Arnoux, femme de J.-P. Guerrand, mère d'émigré.
Montbéîiardot.
Recluse a domicile. 23 octobre. Marie-Geneviève Boillon, fanatique, qui a accepté la constitution avec restriction. (Libérée en décembre.)
Mont-de-LavaL
Incarcérées. 23 octobre. Jnn«-Marie Mottet (consignée ensuite chez elle, puis ajournée) ; Dorothée Billod , fanatique et agente d'émigrés.
Reclus a domicile. 23 octobre. Angélique Guyot , fanatique, messagère de prêtres déportés ; Anne-F»* Mottet, fanatique, pro-
tectrice des prêtres déportés; Claudine Pauthier, manouvrière, fanatique^ méprisant les assignats (libérée le 23 juillet 1794); Cl.-Ant. Cuenot, fanatique, déclamant contre les assignats; !«»•- Dorothée Mottet, fanatique dangereuse (libérée le 23 juillet, ainsi que les reclus suivants); Cl.-Ant. Poyard, fanatique ; Madeleine Roch, et Cath. Roch, fanatiques, ayant protégé des rassemblements de fanatiques; Marie-Anne Comte (ou Coste) et Marg. Pellier, fanatiques, qui ont refusé la réunion ; Agnès Louvot, manouvrière, mômes motifs ; Noé-Jos. Pétot, fanatique, qui a cherché à troubler Tordre public; Cl. -Agnès Filsjoan, pour fanatisme et avoir engagé plusieurs personnes dans son parti.
Consigné dans la commune. 23 octobre. Cl.-Jos. Perrin.
En surveillance. 23 octobre» J.-B. Pétot; Cl. - Agnès Thiébaud; P.-Jos, Arnoux.
Narbief.
Incarcérés. ISoc^o&re.ScholastiqueVuillarmet, femme Epenoy, mère d'émigré. (Elle émigra.)
23 octobre, F*« Breuillot, sœur d'émigré. (Renvoyée ensuite à Plaimbois.)
J.-B. Bonnet, réfractaire aux lois, qui a été en Suisse et a entretenu des correspondances avec les prêtres déportés. (Reclus ensuite chez lui.) Eléonore Epenoy, pour avoir manifesté une opinion contraire à la constitution civile du clergé et avoir engagé plusieurs personnes dans son parti.
Reclus a domicile. 18 octobre, P.-Jos. Perrin, frère d'émigré; Anne-F*® Prêtre, femme Parrenin, sœur d'émigré.
Consigné dans la commune. 18 octobre. Et.-F. Epenoy, père d'émigré.
En surveillance. 23 octobre, Eléonore Risse.
No'él-Cemeuw,
l^'CARCÉRÉs. 23 octobre. Marie-Anne Renaud , porteuse de nouvelles, entretenant des correspondances , même depuis son élargissement, malgré la surveillance de la municipalité; Modeste '^«naud, même motif ( consigné ensuite ) ; Marie-Anne Gaume, ir avoir prêché le fanatisme (consignée ensuite) ; Angélique Tof, fameuse fanatique, pour avoir méprisé et déchiré les détts de la Convention ; Marie -Ludivine Monnot , pour avoir tenu s propos contre les patriotes (consignée ensuite provisoirement); I .-F. Coulot, pour avoir favorisé l'émigration et conduit de l'ar-
gent ou de rargenlerie pour le compte des émigrés (élargi en décembre).
Reclus a domicilr. 23 octobre, Angélique Gaume, pour a?oir tenu des propos contre les patriotes et les prêtres soumis à la loi- F.-X. Perrot, ujémes motifs; J.-B. Cuenot-Prince, pour propos contre-révolutionnaires ; Victoire Roland , pour avoir méprisé le serment d'égalité; Guill.-F. Receveur, pour avoir manifesté son opinion contre les lois. Il est aussi soupçonné d'avoir coopéré au rassemblement de brigands Ant.-Ale.xis Receveur, fameux fanatique; iMarie-Eléouore Cupillard, pour propos contre -révolutionnaires.
Consignés DANS la commune. 48 octobre. Marie-Mélanie Epeuoy, sœur d'émigré.
23 octobre. Marie-Joseplie Lhomme, fanatique, qui a manifesté son opinion contre les lois; J'^^-Gabrielle Monnot, fanatique, qui a tenu des propos contre la constitution civile du clergé ; Marie- Geneviève Tournier, suspecte pour avoir entretenu des corre^ondances avec des fanatiques; J.-Guill. Dromard, pouravoir répandu de fausses nouvelles contre-révolutionnaires.
/ * la ira bois- da-Miroir .
iNCARCfiRÉs. 48 octobre. Marie-Généreuse Jeannot, sœur d'émigré (recluse chez elle en décembre) ; J°"«-Reine Perrin, mère d'émigré.
23 octobre. J.-B. Jolyot, pour avoir retiré des prêtres réfractaires chez lui et y avoir fait des rassemblements (reclus ensuite chci lui). Jnn«-B** Grandperrin, mêmes motifs. Marie -Christine Bai^ thod, pour avoir tenu des propos griefs contre la loi (consigoée en décembre). Victoire Bartbod, même motif (consignée en à^ cembre) Marie-Josephe Barthod, pour avoir troublé Tordre es manifestant son opinion contre la constitution civile du clerïçé (recluse chez elle en décembre). Marie-Angélique Droz, pourpTi>pros griefs contre la loi et ses agents (consignée ensuite) Cl. -F. Barthod, pour propos griefs contre la loi. J.-B. Boillon, pour prc»pos contre la loi et les administrateurs (reclus chez lui, puis ajourné, libéré le 23 juillet 1794). Jn^^-B*" Pater, pour prop^ griefs contre la loi et avoir menacé son mari d'empolî^ounem^st s'il acceptait la constitution (reclu.se chez elle en décembre et .* béroele 23 juillet 179-i).
Rfxlus a do.micilk. 48 octobre. Alexis Hunibert, frère d'éiur gré (consigné en décembre, maintenu le 28 juillet I79i;. J--^.I-j Humbert, père d'émigré (consigné ensuite, et maintenu le 23 j T-'.
-1794). Jnn'-Thér. Barthod , femme Jeannot, parente d'émigré (libérée le 23 juillet). Hyacinthe Mougin, père d'émigré.
23 octobre. P.-Jos.-Melchior Humbert, pour avoir été jusqu'à tfonnétage avec les brigands et avoir donné de l'argent pour les émigrés J.-Jac. Boillon, pour propos contre-révolutionnaires. Marie-Pacifique Roy, servante, pour n'avoir pas voulu accepter la réunion. P.-Jos. Boillot, pour avoir distribué du pain aux brigands dans la nuit du 5 septembre 1793. Marie- Thér. Grosporrin, même motif, et pour avoir tenu des propos contre les lois et avoir été dans des attroupements de fanatiques. Ant.-L. Guignard, parce qu'on a trouvé chez lui des papiers contre-révolutionnaires. Cl -F. Mougin , pour avoir donné asile aux prêtres déportés et avoir fviit chez lui des rassomblemenls nocturnes. Marie-Hélène Boillon, pour avoir tenu des propos griefscontre la loi (consignée ensuite et maintenue le 23 juillet 1794). Marie-Thér. Bobilier, pour avoir donné asile aux brigands. F" Boillon, manouvrière, pour propos contre -révolutionnaires et fanatiques (libérée le 23 juillet). Victnr Billot, nianouvrier, pour avoir manifesté des opinions contraires à la constitution civile du clergé (libéré le 23 juillet).
Consignés dans l\ commune \S octobre. Jon*-n»e Renaud; Ch.- Jos. -Victor Guyot-Renaud , et Jn^^-Thér. G uyot-Renaud , parents d'émigrés (tous maintenus le 23 juillet 1794). J. -P.-Jos. Humbert, Marie-Schol astique Humbert et Geneviève Humbert, parents d'émigrés (tous maintenus le 23 juillet 1794). Cl.-Ant. Humbert, père d'émigré (élargi en décembre) , et sa iille Marie-Thér è.se. Jon^'-Rdine Jeannot, Bernardine Jeannot, Anne-Thér. Jeannot et F*'' Jeannot, parentes d'émigrés (libérées le 23 juillet). Cl.-F. Boillon et Marie-Jos. Boillon, père et mère d'émigré.
23 octobre. Cl -L. Boillon, pour avoir été avec les brigands. Marie-Ant. Brisebard, pour propos contre les lois. J.-B. Bobilier, pour propos et brochures contre la loi.
Nota. On trouve, dans le registre de correspondance du comité révolutionnaire central du district de Saint- Hippolyle, à la date du i9 brumaire an m (9 novembre 1794), la mention suivante : « Caffot, agent national de Vaufrey, annonce l'élargissement, par ordre du représentant Sevestre, de Jeanne Rieux, du Plaimbois, détenue à Vaufrey. »
tr
Le Russey,
Inc.\rcéiiés. 18 octobre. Desle-Jos. Etevenard-Pierroutot , frère d'émigré (il émigra lui-même). P.-Cl. Prêtre, frère d'émigré.
jonc-jos.-Euphrosine Monnot, sœur d'émigré (recluse ensuite chez elle). Jn«*-Aiit. Parrenin, femme Renaud, sœur d*émigré (recluse ensuite chez elle). Marie-Reine Prêtre, sœur d'émigré (recluse ensuite chez elle, puis ajournée). •
^octobre, Marie-Jos. Verdot, femme fanatique , pour avoir tenu des propos fanatiques et contrarié son mari par rapport à son opinion (recluse ensuite chez elle, puis ajournée). F.-Aleiis- Melchior Parrenin, pour avoir voulu molester les patriotes et faire punir des volontaires innocents ( consigné ensuite chez lui et libéré le 23 juillet 4794. Le comité local le reconnut seulement coupable « de ne fréquenter que les fanatiques, de ne montrer aucun acte de civisme et d'avoir Tair de mépriser les lois.) » Mélanie Parrenin, pour avoir eu des correspondances avec les prêtres déportés, avoir tenu des propos très fanatiques et avoir répandu des brochures dangereuses (recluse chez elle en décembre, libérée le 23 ju'dlet 1794). J'»"'-Ant.-Généreuse Monnot, pour avoir prêché le fanatisme, autorisé et fait des rassemblements suspects chez elle et avoir eu des correspondances avec les prêtres déportés (reclust» ensuite chez elle).
Reclus a domicile. 18 oc^o6re. Marie-Gabrielle Prêtre, femme d'Alexis Etevenard, sœur d'émigré et fanatique (libérée le 23 juillet 1794). Jos.-Alexis Parrenin-Mossard, frère d'émigré. Cl.-Agnès Parrenin, sœur d'émigré. Alex.-F. Etevenard-Vallier, père d'émigré. Barbe-Rose Cour, sa femme, et F. Vallier-Etevenard, Georges-Ign.-Jos. Etevenard, ses fils (tous consignés ensuite). Marie -Reine Renaud, femme Gèle , mère d'émigré. Georges-F, Prêtre, frère d'émigré. Cl.-Ign Oudrion, père d'émigré. Marie- Aune Oudrion, femme Gaume, sœur d'émigré. Anne-Thér. Etevenard et Marie-Agnès Etevenard, servantes, sœurs d'émigré.
23 octobre. Et.-F. Joly, pour avoir fréquenté des prêtres réfractaires. Marie-Ant. Joly, même motif et pour avoir été en correspondance avec les fanatiques. Marie-Anne Parrenin, femme Caille, propageant le fanatisme. Marie -Thér. Renaud-Lallemand, rentière, prédicatrice du fanatisme (maintenue en réclusion le 23 juillet 1794). J.-Ant. Parrenin, pour avoir manifesté des opinions contraires aux lois. Marie-Anne-Sjlvie Feuvrier, pour avoir manifesté des opinions contraires aux lois. F.-Jos. Parrenin le vieux, fanatique, qui a menti h la municipalité. Cl.-F. Buliard, prédicateur de fanatisme , ayant tenu des propos contre-révolutionnaires. J"n*-Agnès Cuenin-Parrodjjournalière, pour avoir manifesté des opinions contraires à la constitution civDe du clergé et avoir prêché le fanatisme (libérée le 23 juillet 1794). Marie-Ga-
brîellc Pergaud, journalière, grande fanatique (libérée le 23 juillet 1794). Marie Bouhélier, pour propos contre-révolutionnaires.
Consignés dans la commune. 48 octobre, F.- Alex. Filsjean, père d'émigré. Anne- Marie Billod-Morey et sa fille, mère et sœur d'émigré. F.-Jos. Parrenin le jeune, frère d'émigré. Marie Etevenard-Vallier, femme Parrenin, soeur d'émigré. F.-Jos. Gête, père d'émigré. Marie-Agnès Garnache , mère d'émigré. Marie- Victoire Epenoy, femme Humbert, sœur d'émigré.
23 octobre, F.-Jos. Tournier, pour cause de son fanatisme. F.- X. Boillou (ajourné ensuite). Jon«-B*'-Marceline Monnot et Marie- Victoire Monnot sœurs, grandes fanatiques. P.-Pacifique Guillemin et Marie- Angélique Caille, grands fanatiques, qui ont fait des rassemblements chez eux.