‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 101 sur 196 · Archives communales de Lille. Carton 64, 2°"-' dossier · texte numérisé non relu

Archives communales de Lille. Carton 64, 2°"-' dossier

Cette acceptation mettait fin à une querelle intérieure dont nous n^avons pu découvrir les dessous ; il ne fut plus question de nouveau délai. Le manuscrit ne fut donc pas envoyé à Paris, mais des épreuves imprimées furent adressées à MM. Macquer et de Jussieu. Dans rassemblée du corps échevinal du 29 février 1772, on avait décidé de le faire imprimer par le sieur Henry moyennant le prix de six cent cinquante livres et le dépôt de 60 exemplaires que l'administration distribuerait à son g-ré ^

L'imprimeur se mit à l'œuvre immédiatement et adressa au public un prospectus annonçant la souscription. Mais ce prospectus, mal rédigé, donna lieu à des protestations de la part de Lestiboudois et des examinateurs ^.

On en chang-ea la teneur '^ et après correction des épreuves, l'imprimeur, sur la demande de quelques personnes, envoya à ses risques et périls l'ouvrag-e à Paris. Le travail n'en revint qu'au mois de novembre 1772. MM. Macquer et de Jussieu firent les plus g-rands élog'cs de cette pharmacopée ; cette politesse en valait bien une autre, le Mag-istrat le comprit :

Dans l'assemblée de loy du 2S novembre 1772, il a été fait rapport que le S'' Maquer qui avoit examiné et approuvé la nouvelle pharmacopée, avoit témoigné qu'il seroit charmé d'avoir la nouvelle édition de V Astronomie de M. de Lalande, la phisique de Muschembroze, les leçons de phisique de M. l'abbé Nollet et les Lettres de Made de Sévigné. La matière mise en délibération, il a été résolu de charger le S'' Henry, imprimeur de cette ville, de lui faire passer lesdits ouvrages pour le remercier des soins qu'il avoit bien voulu se donner et d'envoyer au S'^ de Jussieu qui avoit aussi revu lad'e Pharmacopée un présent en livres de la même valeur, pourvu que ces deux objets n'excèdent point deux cens livres de

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