Chapeau, chapel, couronne de fleurs
4. Les chapelains furent Philippe Dax, Hubert Dugardin, 1622-1637 ; Nicolas Gâteau mort en 1649; Michel Dufour, du 25 janvier 1649 au 27 novembre 1670; François Lemaire, du 27 novembre 1670 au 31 janvier 1704 ; Charles Ilichart, du 31 janvier 1704 à 1729 ; Thomas Noiret, de 1729 au 16 avril 1762; Antoine-François Isabeau, 24 janvier 1712; Duberin, 1789. (Extrait d'un travail intitulé : Les registres aux collations de bénéfices de l'ancien diocèse de Tournai, dans le Bulletin de la Société d'études de la province de Cambrai, tome 2.)
C'était ce jour que l'on proclamait ceux (jue le Maj^^islrat avait désignés pour être maîtres parmi ceux fjii'oii lui avait pro[)Osés ([uelques jours auparavant.
Messieurs du Magistrat de la Ville de Lille
Les Médecins, doyen, esgards et maîtres du siège des appoticaires et épiciers de cette ville vous supplient très humblement de vouloir bien choisir l'un de chaque trois sujets dans les classes cy après déclarées pour servir à la Madelaine de la présente année 1755 en place des sujets sortans.
Médecins : M'' Savarin ; Duhem ; Prévost.
Appoticaires : M" Planque ; Laurent ; Seneschal.
Epiciers : M" Pollet ;
François Roussel ; Antoine Lepere.
Fait dans l'assemblée du 10 juillet 1755.
Signé : Farvacques.
Appostille.
Vu la présente requête, nous avons dénommé pour servir audit
siège maitre Savarin en qualité de médecin, le sieur Planque en
qualité de nouveau du stil des appoticaires et le sieur Pollet en
qualité de nouveau maître du stil des épiciers ; fait en halle le 15
juillet 1753. Du Chasteau de Willermont ^
De toutes ces nominations, une seule semble avoir été quelquefois contestée, c'est celle du maître apothicaire n'exerçant plus et qu'on appelait ég-ard.
A Messieurs les Rewart, Mayeur, Eschevins, Conseil et Huit Hommes de la ville de Lille.
Supplient très humblement Frédéricq-Joseph Jacqueman, ancien maitre apothicaire non exempt ayant domicile chez M. Lafage,
1. Archives communales de Lille. Registre aux apothicaires et épiciers, coté I, p. 3.
place de Rihour, joint à luy les maîtres apothicaires soussignés disant qu'ils viennent d'apprendre que contre la teneur de vos ordonnances des 20 et 26 S'^^e iQZi, les deux maîtres apoticaires en charge (les sieurs Welcomme et Malbrancq), à l'insu du Doyen et de tous les autres maîtres apoticaires, sitôt le décès de Pierre- François de Brigode, ancien juge garde, avoientde leur chef sans participation d'aucun des membres dudit corps et par voye obhque présenté à votre tribunal une requête à faire nommer ancien juge garde (égard) le sieur Welcomme, un d'eux qu'ils avoient eu la précaution d'inscrire le premier des trois sujets qui dévoient vous être présentés à l'effet de le désigner en quelque façon comme le plus digne d'occuper la place.
Un pareil procédé contraire de vos ordonnances engage le suppliant à réclamer en sa faveur les droits de maîtrise d'apoticaire non exerçant pour qu'il vous plaise :
Messieurs, Ordonner qu'en vertu tant des statuts des apoticaires que de vos ordonnances y relatives, le suppliant sera installé juge garde et ordonner qu'en vertu de vos ordonnances et à l'exemple de toutes les villes du royaume notament Paris, toutes les élections d'officiers du corps seront faites en vertu d'assemblée générale et voye de scrutin et sera justice.
Ce faisant etc. Signé : Dutel, Boudin, S. Plancq, Guffroy,
Doubles, Drapier et P. Halton.
Cette pétition n'eut aucun succès, car voici la réponse qu'on lui fit :
Nous avons déclaré et déclarons sur le premier chef que ce qui se requiert ne peut s'accorder et sur le second que la présentation et le choix des officiers du siège des Apoticaires et Epiciers continueront d'être faits comme par le passé en la manière prescrite par notre règlement du 5 juillet 1755.
Fait en conclave la loy assemblée le 20 janvier 1779.
Sig7ié : A. J. Le Roy i.
1. Archives communales de Lille. Registre aux apothicaires et épiciers, coté I, p. 93.
()ulr(! les irih'irls professionnels, Icis (jiie visites des olïicines cl des boutiques, vente des poisons, etc., comme on l'a vu dans les cliapitres précédents, les maîtres du corps devaient veiller aux intérêts matériels de la corporation ; ils recevaient les cotisations, droits d'entrée, d'examen, les subventions qu'on accordait à leur chapelle ^, et lorsque les finances étaient en déficit ils réglaient les emprunts, comme semble l'indiquer cette demande d'accepter de payer une rente viagère et de rembourser un des emprunteurs.
A Messieurs les Rewart, Mayeur, Eschevins, Conseil et Huit Hommes de la Ville de Lille.
Les Doyen, Egard et Maîtres du Corps des Apolicaires et Epiciers de cette ville de Lille ont l'honneur de vous représenter, Messieurs, que leur Corps étant chargé d'une rente héritière de trois mille florins, ils désireroient être en état pour le hien-être dudit Corps de la rembourser, comme il se présente une occasion l'avorable dans une personne âgée de soixante ans qui leur offre une pareille somme de trois mille florins pour être constituée en renies viagères sur le pied de huit pour cent, et pour le bien-être dudit Corps ils se retirent vers vous,
Messieurs, pour qu'il vous plaise les autoriser à l'effet cy dessus, en conséquence leur permettre le remboursement de la rente héritière de trois mille florins pour laditte somme être constituée en rente viagère, quoy faisant, etc.
Fait dans notre assemblée le huit juin 1780.
Signé : Cointrel, greffier \
Les directeurs devaient aussi dresser le dénombrement de la corporation, témoin celui de 1778, où l'on voit le nombre d'apprentis qu'il y avait à Lille, le lieu de leur naissance et leur temps d'apprentissage.
1 . La Ville accordait une somme annuelle de 34 patars pour leur chapelle.
2. Archives communales de Lille. Registre aux apothicaires et épiciers, coté I, f° 119.
Dans l'assemblée tenue à l'hôlel de ville le 18 mars 1758 par devant eschevins, commissaires préposés pour la police du corps des appoticaires, les maîtres ont observé qu'ils sont au nombre de dix-neuf, qu'entre eux tous ils n'ont que huit apprentifs,
Sçavoir :