‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 159 sur 196 · L. Prévost · texte numérisé non relu

L. Prévost

S'ensuivent les noms et soubnoms des maistres et maistresses desdictz stilz lesquelz doibvent contribuer aux frais d'iceulx, dont ceulx marquez de la lettre G paient le grand tax, et de la lettre M le moien tax, et de celle P le petit tax.

G Guillamme Leveaa . XV 1. X s.

G Jacques Delobel XV 1. X s.

G Jehan Decourouble XV 1. X s.

G Jehan Duval XV I. X s.

G Girard Yandebroecque XV 1. X s.

G Jehan Hachin XV l. X s.

G Paul Dubois XV 1. X s.

G Fremin Lefebvre XV 1 . X s .

G Philippes Dubois XV 1. X s.

G Allard Fâche XV 1. X s.

G David Morel XV 1. X s.

G Jacques Deg-and . XV 1. X s.

G Martin Bucqu et '. XV 1. X s.

G Nicolas Duhus XV 1. X s.

G Gilles Reg-nauld XV 1. X s.

G Hubert Lemieuvre XV 1. X s.

G Charles Pinchon XV 1 . X s .

G Anthoine Wautier XV 1. X s.

G Aubert Collin X V 1 . X s .

G François Devos XV 1. X s.

G Guillamme Delespierre XV 1 . X s .

G Jehan Aleame XV 1. X s.

G Wallerand Hennocq XV 1. X s.

M Adrien Delefosse XI. Xs

M Jacques Devos XI. Xs.

M Jehan Delefosse XI.

G Michiel Damollin XV 1.

G Vinchent Dubosqulel XV 1.

0 Olivier Vlescaiire 0

G Nicolas Watrelot XV 1.

M La vesve de Jacques Vandewoude XI.

M Philips Lefebvre XI.

G La vesve Cornille Charlart XV 1.

M Jos Duhus XI.

G La vesve Lefort XV 1.

M Jehan Delecourt XI.

M Jehan Hernian XI.

M Pierre Delannoy XI.

M Pierre Maieur X 1 .

M Hercules Levasseur X .1 .

M Jacques Dubois XI.

M Jehan Lagache XI.

M Jehan Lefebvre XI.

M Wallerand Maieur XI.

P Estienne Salembier VI 1.

P Jehan Petit VI 1.

M Jehan Dubois XI.

G Jacques Dupuich XV 1 .

M Otthe Walle XI.

M Philips Lemieuvre XI.

P La vesve Hellin Marquant VI I.

P Godfroy Blocque VI 1.

P Guillamme Wecque , VI 1.

P Marc Pennelle VI 1.

P Sampson Lefort VI l.

P Charles Charlart VI 1.

P La vesve Thomas Lemesre VI 1.

P Nicolas Feron VI 1.

P Guillamme Morie VI 1.

M Rogier Desains XI.

P Michiel Lefebvre VI 1 .

P JosseMorelle VI 1.

P Paul Leriche VI 1 .

P Guillamme Dubois VI 1.

P Anthoine Devos VI 1 .

P Liévin Pennelle VI 1.

Les suppostz desdictz stllz dessusnommez en nombre de soixante, cincq ont estez taxez sans comprendre Ollivier Vleeschaure et cottizez payer ausdicts compteurs pour satisfaire à ce que leur est deu assçavoir ceulx marquiez de la lettre G, en nombre de xxix, quinze livres dix sols chacun ; ceulx marquiez de la lettre M, en nombre de vingt, la somme de dix livres dix sols chacun ; et les xvi marquiez de la lettre P, six livres dix sols painsis aussy chacun et seront les ref Lisans exécutez. Faict par devant lesdicts mayeur et eschevins présens les suppostz ayans comparus à l'examen dudict compte le derrenier d'octobre xvi "^ et unze et moy g-reffier soubsignè : L. Prévost.

Archives communales de Lille. Compte coté 8094. Poriefeuille des apothicaires et épiciers. — Pièce manuscrite.

Demande de dispense d'apprentissage.

A Monseigneur le comte d'Argenson, ministre et secrétaire d'Etat.

Monseigneur,

Le nommé De Croix, natif de Lille en Flandre, et de présent à Paris a l'honneur de représenter très humblement à Votre Grandeur que s'étant mis ché le S'' Saladin, Doyen des apoticaires de Lille, pour y faire son apprentissage de Pharmacie et y a été l'espace de i8 mois en cette qualité, ou étant il fut contraint le jour de la battaille de Fontenoy par ordre de M'' le Ferron, commissaire pour la police des hôpitaux de Lisle, de quitter led* S^' Saladin et ce par ordre du Roy, pour soigner le nombre infini des malades et blessés qui arrivoit de l'armé dans l'hôpital, et y a resté pendant un mois où le supliant fut très incommodé par les grandes fatigues qu'il a essuie, comme il appert par les certificats de M'' Copens entrepreneur des remèdes de l'hôpital, de M'" Supper docteur en médecine de l'Université de Montpellier, de M. Ferron, chirurgien ayde-major des camps et armées du Roy, où ils reconnaissent son zèle, son activité et capacité pour le soulagement des malades et blessés desd** hôpitaux. Ensuite il fut envoyé à Thopital des Anglois et y a aussi resté un mois, où après il fut envoyé à Gand pour être employé sous cette môme qualité pendant un an, où il a été très dangereusement malade, et ce occa-

sionné par les grands fatigues qu'il a souffert depuis ce tems là. Les apoticaires de Lisle veuillent obliger le supliant de recommencer son apprentissage tout de nouveau, sans vouloir avoir égard au service qu'il a rendu auxd'^ hôpitaux et l'argent qu'il a dépensé et les maladies qu'il a essuie ; si le supliant a quitté son apprentissage c'est qu'il a été forcé par les ordres du Roy à lui faites par M. le Ferron qui le somma verbalement d'exécuter les ordres de Sa Majesté, à quoi il a obéi ; les apoticaires disant pour leurs raisons que le supliant n'a été que dix-huit mois en apprentissage, au lieu qu'il faut trois ans, sans avoir égard aux dix-huit mois qu'il a passé à traiter les malades et blessés dans ces différents hôpitaux.

Pourquoy le supliant a recours à l'autorité de Votre Grandeur pour qu'il vous plaise ordonner qu'il puisse être quitte du temps restant à faire de son apprentissage eu égard aux dix-huit mois de temps qu'il a été contraint de travailler aux hôpitaux de l'armée, d'ailleurs il est très en état de subir les examens ordinaires, ce qu'il souhaite très ardemment ; dans ces circonstances, il espère que Votre Grandeur voudra bien luy accorder cette grâce et ne cessera de faire des vœux pour la conservation de la précieuse santé de Monseigneur .

Aechives communales de Lille. Carton 1284, 5""^ dossier.— Pièce manuscrite. ,

Autorisation de recevoir apothicaire un apprenti de Bruges. 12 décembre 1778.

A Messieurs,

Messieurs les Rewart, Mayeur, Eschevins, Conseil et Huit Hommes de la ville de Lille .

Supplie très humblement le S' Paul Vandenkerchove natif de la ville de Rruges actuellement garçon appoticaire en cette ville, disant qu'il a fait ses apprentissages d'appoticaire et épicier en la ville de Rruges, que depuis lors il a demeuré deux ans chez le S"" Plancq appoticaire aud' Lille, pendant lequel tems il a rempli les fonctions attachés à cette profession et qu'il tient actuellement comme représentant le S'' Rrigode la boutique de la veuve, en suite d'un examen qu'il a dû subir. Le suppliant désireroit s'établir comme maître appoticaire en cette ville au moyen de l'apprentissage qu'il a fait en

la ville de Brug-es en se conformant aux ordonnances et en subissant les examens ordinaires et accoutumés, et pour y parvenir il observe que nombre de personnes ont été admises à cette profession à Brug-es qui avoient fait leur apprentissage en cette ville, tels entre autres Barthélémy Vaneug-le, Louis Vanhœkerhout, Pierre Ci'atli et Jean Vallenberghen, ainsi qu'il conste des certificats cy joints sans qu'ils ayent été tenus à un nouveau terme d'apprentissag-e sauf les examens ordinaires et les payemens des fixais le tout en réciprocité à ce qu'il en auroit été usé de même à Lille.

A ces causes il se retire vers vous, Messieurs, pour qu'il vous plaise ordonner aux maîtres appoticaires de cette ville de l'admettre et recevoir à laditte maîtrise aux offres avant dittes. Le tout en réciprocité de ce qui a été fait à Brug-es en la personne de ceux qui avoient fait leurs apprentissag'es à Lille. Ce faisant etc.

Signé: P. Ballenghien.

Appostille.

Avis du procureur sindic fait en halle le 3o novembre 1778.

Signé : Demilly, par ordonnance.

Vu l'avis nous avons autorisé et autorisons les maîtres du corps des apoticaires d'admettre le suppliant à chef-d'œuvre et ensuite à la maîtrise de leur corps, sans rédemption, à charge de payer les journées des maîtres, du valet et autres droits ordinaires.

Fait en conclave, la loi assemblée, le 12 décembre 1778.

Signé : A. F. Le Boy.

Archives communales de Lu.le. Registre aux apothicaires et épiciers, coté 1, f» 88 verso et carton 1284, 21« dossier. — Pièce

Demande d'un apothicaire priviligié de pouvoir s'établir à Lille.

5 mars 1777.

A Messieurs, Messieurs les Mayeur, Rewart, Echevins, Conseil et Huit Hommes de la Ville de Lille.

Supplie très humblement Jean Rouelle, apoticaire en chargée de S. A. S. M8'' le Duc d'Orléans, disant qu'en qualité de premier

prince du sang' Me'' le Duc d'Orléans a le droit de faire jouir ses officiers des privilèges les plus étendus, ce qui n*a jamais été contesté par aucune cour souveraine, parce qu'il tient ses pouvoirs de Sa Majesté même, qui est dans notre monarchie la source de toute autorité.

Le suppliant a été pourvu le premier may 1776 de la charge d'apoticaire de son Alt. S . , vacante par la démission d'Hillaire-Marin Rouelle, son oncle, dont le zèle et la célébrité des tallens dans la pharmacie sont connus.

Le suppliant qui a travaillé pendant plus de cinq ans sous les auspices de son oncle a acquis toutes les connaissances nécessaires pour mériter dans son état la confiance public.

Les provisions qu'il a obtenu de S . A . S . ont été légallement vérifié à la Cour des aides le 3 may 1776, il doit en conséquence jouir de tous les privilèges attachés à la charge.

Parmi les privilèges qui y sont annexés, il a le droit d'exercer dans telle ville du Royaume qu'il jug-era à propos la pharmacie et d'être au rang des appoticaires sans être soumis à aucune maîtrise.

La qualité de premier prince du sang- que possède Ms'" le Duc d'Orléans luy accorde la faculté de transmettre ce privilège à quatre apoticaires qui ont l'honneur d'occupper des charges de sa maison, c'est pourquoi le suppliant a l'honneur de recourir à vous.

Messieurs,

Pour qu'il vous plaise ce considéré, vu les pièces cy jointes, ordonner que le suppliant exercera dans cette ville sa charg-e d'apoticaire sans être soumis à aucune maîtrise ni au payement d'aucun droit.

Quoy faisant le suppliant s'empressera par son zèle à mériter la confiance public.

Signé: Rouelle et P. J, B. Delespaul procureur,

Appostille.

Avis du siège des appoticaires fait en halle le 7 janvier 1770.

«y/^/^ne ; Duchasteau de Willermont.

Vu la présente requête, l'avis du siège des appoticaires, nous ordonnons que le tout sera communiqué au procureur sindic pour sur ses conclusions être statué ainsi qu'il appartiendra.

Fait en conclave la loy assemblée le 8 février 1777.

Signé : Duquesne de Surparcq*

Vu l'avis nous déclarons que ce qui se requiert ne peut s'accorder. Fait en conclave la loy assemblée le 5 mars 1777.

Signé : Duquesne de Surparcq .

Archives communales de Lille. — Registre aux apothicaires et épiciers, coté 1, 1° 57. — Pièce manuscrite.

Requête de la veuve Pierre Ricart, demandant que son valet soit

examiné par les médecins, à l'exclusion des apothicaires.

21 juin 1661.

Messieurs du Magistrat,

Remonstre en toutte humilité Jossine du Tlioit, vesve demeurée es biens et debtes de Pierre Ricart, bourg-eois et doien des apoticquaires de ceste ville, que depuis la mort de son mary, que Dieu ait en repos, elle auroit esté tousjours très curieuse de se pourveoir de scavants et experts valets pour l'assister à sa bouticque en la composition des médicaments, le plus parfaictement qu'il se puissent faire, selon l'instruction et bons documents qu'elle a receu de sondict mary, quy en son temps a eu la x^éputation d'estre entre les premiers maistres de ceste profession, néantmoins aujourd'huy Andres Guidin son beau-fils et adhérans, mettant en oubly la bonne réputation de feu sondict mary, son antécosseur en qualité de doien des apothicquaires, et les grands services qu'il a rendu à leur siège, ne cesse point de vexer à tous propos de malmener ladicte vesve remonstrante, l'ayant jà menacé plusieui^s fois de luy faire fermer sa bouticque (à quoy il butte pour attirer à soy ses meilleurs chalans comme il at taché de faire à l'endroict de quels ungs depuis que la remonstrante est vesve, mais inutillement) quy seroit la ruyne totalle de sa famille, ledict Guidin l'inquiétant et menachant soubz un prétexte (parlant à correction) non véritable, que la remonstrante en l'opinion de luy et de ses adhérans n'auroit chez elle un vallet capable de bien servir les médecins, ny d'obéir et satisfaire fidellement à leurs ordonnances en quoy consiste le debvoir d'un bon appothicquaire, cause pourquoy elle vient prier très humblement Vos Seigneuries que leur plaisir

soit luy faire ceste grâce (qu'elle ne pœult espérer dudict Guidin et aultres apothicquaires du siège tous interressez, car moins de bouticques plus de prouffict à eux) que le serviteur qu'elle doibt avoir selon les ordonnances de Vos Seigneuries et qu'elle a présentement rencontré des plus capables, soit examiné par les médecins sermentez de ceste ville et aultres s'il leur plait, à l'exclusion desdicts interressez, selon qu'il se praticque au i^egard des chirurg'iens, attendu (comme dit est) que les debvoirs et office tant d'un appothicquaire que chirurgien est de suivre les advis et satisfaire aux ordonnances des médecins, quy comme maistres peuvent mieux jug"er qu'aultruy de la capacité de leurs serviteurs eu esg-ards mesme que Ihonneur des docteurs courre risque sy leurs malades sont mal servy de remèdes, cause pourquoy ils se garderont bien de déclarer un valet capable d'exercer ce mestier quy n'en aura point la capacité, Quoy faisant, etc.

Appostille.

Les parties comparoistront mardy à l'ouverture du Conclave avecq les lettres du corps de stil pour estre ouyes.

Faict en halle, le xvii^ de juin i66i. Moy présent. Estoit signé :

F. Sallembier.

Relation .

Le xx^ de juin 1661, je certiffie d'avoir adjourne le sieur Andres Guidin parlant à sa personne et luy assig-nant jour à mardy xxi^ desdicts mois et an. Plus bas estoit sig-né : Jean du Prêt.

Le xxi^ de juin 1661, ensuite de la requête présentée par Jossine Du Thoit, vesve demeurée es biens et debtes de Pierre Ricart vivant appothicquaire et doien du sièg-e desdicts appothicquaires, icelle requeste appostillée le xvii^ dudict mois tendante afin qu'il euist pieu à Messieurs de ceste ville que le serviteur de ladicte vesve fut examiné par les docteurs médecins sermentez de ceste dicte ville, A quoy le sieur André Guidin à présent doien dudict sièg-e y vouloit contredire et estant ledict Guidin comparu avecq les maistres desdicts appoticquaires, après leur avoir esté faict lecture de ladicte requeste, ont dict qu'ils entendoient que ledict serviteur d'icelle vesve debvoit estre examiné par ceux dudict siège seullement, exhibants audict efifect les lettres desdicts appoticaires par lesquelles est dict que les vesves de francqs maistres appoticquaires pourront librement continuer durant le temps de leur viduité l'exercice dudict stil avecq valet ou serviteur quy auroit passé l'examen . A quoy replicquant ladicte vesve auroit emploiée pour response le contenu en sadicte requeste pour les

raisons y portées ; et en advis, Widdant duquel i, le tout considéré^ Messieurs ont ordonné que le serviteur de ladicte vesve sera en la présence des eschevins dudict siège examiné seullement par les docteurs sermentez de ceste ville et les deux docteurs dudict sièg-e.

Archives communales de Lille. Registre aux mémoires 1657-1662, f° 238. — Pièce manuscrite.

Discours prononcé à l'ouverture du Cours de Botanique de Lille

par Pierre Cointrel, docteur en médecine.

21 janvier 1749.

ORATIO in laudem botaiiices, habita in mag-na concentus aula, a Petro Cointrel, Medicinse doctore, coram amplissimo senatu hujus urbis,

Insulis hac vigesima prima januarii ly^g.

Amplissimi pr^glarissim^ hujus civitatis senatores,

Nobilissimi, reverendi adniodum, expertissimi , acutissimi omnium ordinum facultatumque Prœpositi ac Magistri,

Cœteriqae qui simul hic adestis viri honorali doctique,

Desideratissima denique juvenum & adolescentum egregiorum corona, Patrice alque parentam spes prima.

Mag-num opus aggredior, nec quas quoque hisce viribus conveniunt, dum tenui Anthlia profundissimum Botanices Oceanum exhaurire tento, et scaturigines exinde ad omnes orbis ang-ulos derivare.

Sanè cribro haurirem aquam, nisi praeclarorum hujus scientiae authorum opéra et authoritas succédèrent .

Utinam, ornatissimi Domini., auditores humanissimi, ea mihi ab omnipotente rerum omnium molitore, concessa facultas esset^ ut Botanicam, id est scientiam circa noticiam ac vires plantarum versantem, omnium scientiarum antiquissimam, ac utillissimam, cura à mundi exordio, Adamo primo Parenti nostro, à summo suo opifîce admirabiliter infusa fuerit, aliqua in tabula, vivis coloribus, vi sua, g-ratiaque prœcellentem, vobis reprsesentare hodierna die valerem.

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