DES PARTIES DES PLANTES
Parties internes . — L'Anatomie des végétaux nous montre des vaisseaux qui conduisent la sève ; on peut les comparer aux vaisseaux lymphatiques des animaux ; des vaisseaux propres qui contiennent le suc, comme les veines et les artères contiennent le sang ; des trachées qui comme poumons des plantes contiennent l'air, et un parenchyme qui imite le tissu cellulaire des animaux. A l'aide de ces organes les plantes végètent.
Parties externes. — De la racine. — Les racines nourrissent la plante, en tirant de la terre les sucs qui lui sont propres, comme les intestins extraient le chyle des alimens; elles sont donc l'abdomen des végétaux. Il y a plusieurs espèces de racines; on désignera les plantes qui ont des racines tubéreuses , fibreuses , rameuses, fusiformes et rampantes. On dira en quoi les bulbes diffèrent des tubercules, et les tubercules des autres racines.
Du tronc. — Le tronc est le corps de la plante ; il est séparé des racines par le collet qui, selon M. de BufFon, est le centre des forces opposées, et fait l'office de diaphragme. Le tronc ne se dit ordinairement que des arbres ou arbrisseaux ; dans les herbes et sous-arbrisseaux on l'appelle tige, dans les plantes graminées on le nomme chaume. Le tronc ne sert qu'à porter les bourgeons, les supports et les parties de la fructification, comme le corps porte la tête et les membres. On nommera les différentes espèces de tiges, on dira ce qu'on entend par tige feuillée, droite, rampante, sarmenteuse, etc., on dira aussi en quoi la hampe diffère de la tige.
Des bourgeons. — Les bourgeons sont les retraites, où les rudimens des feuilles et des fleurs se cachent pendant l'hiver ; dans
les plantes sans tig-es ils sont appelés bulbes ou oignons, car les oig-nons ne sont pas des racines, mais les racines pullulent de leur base; dans les autres plantes on les appelle boutons ou yeux. On nommera les plantes qui n'ont point de bourg-eons, et l'on dira pourquoi elles en manquent.
Des supports. — Nous nommons supports certaines parties de la plante qui servent à soutenir ou à défendre les autres . Il y en a de neuf espèces, savoir : le péduncule, la hampe, le pétiole, la vrille, la bractée, la stipule, V aiguillon , Y épine et Vécaille. Le péduncule qui sert à soutenir les parties de la fructification se subdivise encore en huit espèces, savoir : ïombelle, la grappe, la panicule, le corymbe, Vépi, la tête, la cyme et le verticille. On donnera le détail le plus exact qu'il sera possible de toutes ces parties et de leur usag-e. On dira en quoi elles diffèrent et ce qui les disting-ue.
Des feuilles . — Les feuilles peuvent être i^egardées comme les poumons des plantes parce qu'elles contiennent bea ucoup de trachées et de vésicules d'air ; les poumons perfectionnent le sang", de même que les feuilles élaborent la sève par le moyen des g"landes qu'elles contiennent; comme les poumons, la feuille transpire beaucoup; comme eux, par le moyen des pores elle absorbe l'humidité de l'air. Les botanistes de nos jours se sont beaucoup exercés à considérer cette partie de la plante qui est la plus apparente. On divise les feuilles ordinairement en simples et en composées. On a ensuite ég'ard à leur figure, découpure, crénelure, dentelure, veinure, nervure, à leur bord, lieu, position, opposition, nombre, situation, surface et couleur . On donnera des exemples de chaque espèce, pris autant qu'il sera possible dans les plantes connues et d'usag-e.