‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 32 sur 196 · I. — L'enseignement de la botanique · texte numérisé non relu

I. — L'enseignement de la botanique

En iSgoi, Mathias de Lobel-, ayant fait im|Drimer à

1. M. L. Legré vient de signaler dans les Arinnles du Comité flamand de France [tome xxv, p. 525, avec tirés à part, Lille, 1900), un botaniste du XVL siècle, nommé Valerand Dourez et qualifié Flander Inaulaniis. .Dourez alla s'établir apolLicaire à Lyon, d'où U partit pour visiter le midi de la France, le nord de l'Italie, la Crète, la Grèce et la Syrie. 11 mourut à Lyon en 1574 ou 1575. Il n'a pas laissé de livres, mais il est souvent cité par Matliias de Lobel et par Bauliin.

2. Voir aux Pièces justiiicatives, a" 73, la notice que consacre à Mathias de Lobel le recueil intitulé : Scriptores insulenses, manuscrit de la Bibliothèque communale de Lille, n" 469.

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Fac-simile réduit du frontispice de l'ouvrage du Lillois MathiasDELoBEL, intitulé: Plantarvmsev Siirpivmhistoria, édité à Anvers en iSyô.

Ce volume appartient à la bibliothèque de M. Louis Quarré-Reybourbon, de Lille.

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Anvers son Plantarum seu stirpiam historia, adressa un exemplaire de ce livre au Mag"istrat de la ville de Lille.

Touchant l'herbier de Matheoli de Lobel. Le xiii" jour de décembre xv'' iiii^-^ et dix, Jehan Dubosqiiiel, escuier, seigneur des Plancques, rewart pour ceste année, a mis et rapporté en plaine halle et conclave ung livre en papier couvert de parchemin où y avoit une fleur de lys, iceluy livre intitulé: Plantarum, en haut, et un peu plus bas : seu slirpium historia, Mattliiœ de Lobel, Insulani, cui annexum est Adversariorum volumen. Reliqua sequens pagina indicabit, et un peu plus bas : Antverpiœ, ex officina Christophori Plantini Architypographi Reyii. m.d.lxxvi ^ ; et lequel livre iceluy rewart a mis et délivré es mains de Michiel Gommer, escuier, seigneur de Schonvelde, pour ceste année mayeur de ceste dicte ville 2.

« Dans l'estan n qui est en tête de son histoire, dit le D'' de Gyssau ^, iJelobel est annoncé comme médecin et démonstrateur de ■ otanique. » Faisait-il un cours privé à cette époque? Cel-j phrase semble l'indiquer. On peut ég-alement en déduire l'existence, à cette même date, d'un jardin botanique indispensable aux « démonstrations » du professeur. La certitude devient entière, dès la première moitié du siècle su'vant. A cette époque, Pierre Ricart ^ dirigeait un jardin hotanique situé, dit un auteur lillois ^, entre la rue Sainte-Cdtherine et la rue du Gros Gérard et occupant le terrar'i sur lequel on a bâti la cour du Beau-Bouquet.

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