‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 42 sur 196 · Voir le fac-similé de ce titre, planche IV · texte numérisé non relu

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acquérir qu^on pourroit le présumer d^un prime abord ; elle embrasse un objet d'une trop grande étendue et l'on ne peut parvenir au but si l'on n'y est conduit par une bonne méthode qui ne scauroit être meilleure que par un maître éclairé... Lestiboudois a sans contredit les qualités propres de cette fonction... Deux choses sont nécessaires pour tirer tout le parti de ses talens et de ses lumières... d'abord c'est de rétablir un jardin..., en second lieu de lui faire faire des tournées avec les élèves... )>

On termine en disant que Lestiboudois se chargerait de cet enseignement moyennant la même pension qu'on accordait à Cointrel pour le loyer et l'entretien d\in jardin que quelques médecins et apothicaires offrent à la ville ^.

Ce mémoire eut la bonne fortune de convaincre enfin le Magistrat; le 7 mars 1770 il décida de rétablir le jardin botanique et de nommer comme professeur le sieur Lestiboudois, aux appointements de quatre cents florins, à charg-e par lui de payer le loyer, d'entretenir un jardin, de donner trois leçons par semaine du i5 avril au 1 5 octobre, de conduire tous les quinze jours les élèves à la campag-ne et de présenter un règ-lement avant le i^^avriP.

Lestiboudois s'empressa d'établir le règlement demandé, dans lequel il inséra cet article : « Tous les élèves en pharmacie seront oblig-és d'assister aux cours », et les articles ix et x, plus explicites encore :

9. — Les élèves qui se destinent à la profession d'apoticaire seront tenuz d'assister exactement pendant deux ans au moins auxdites leçons, démonstrations et herborisations .

En conséquence, ils se feront inscrire au commencement de chaque cours dans un catalogue que tiendra le professeur, qui les

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