Archives communales de Lille. Carton 6i, i^'' dossier
songeât à imprimer le réjg-lement qu'on voulait, semble-t-il^ expérimenter, avant de le rendre public et définitif. Cependant, dès 1771, on ouvrit un jardin, rue Sainte- Catherine, cour Colog-ne.
Le i5 avril 1772, à la veille d'entrer dans la troisième année d'exercice, le Mag'istrat crut cependant « indispensable de commencer par établir des règ-les certaines d'après lesquelles les élèves sachent ce qu'ils doivent faire et le public ce qu'il doit attendre de ceux qui les fréquenteront^ . »
Ce rég-lement était, à peu de choses près, le même que celui de 1770, mais il ne donnait pas entièrement satisfaction à Lestiboudois. On avait institué des récompenses dans les cours publics de la ville pour les élèves les plus méritants, pourquoi n'en ag-irait-on pas de même pour les élèves du cours de botanique? Le zélé professeur n'hésita point à s'adresser de nouveau
A Messieurs, Messieurs les Rewart, Mayeur, Ëchevins, Conseil et Huit Hommes de la Ville de Lille.
Le sieur Lestiboudois, pénétré de la confiance que Vos Seigneuries lui ont témoigné en l'honorant de la commission flatteuse de professeur de botanique, vous remontre, Messieurs, que dans l'intention où il est d'employer tous les moyens possibles de concourir efficacement à vos vues paternelles et de rendre ses leçons aussi profitables qu'il lui soit possible, il conviendroit d'exciter l'émulation de ses disciples par des prix qui seroient distribués à ceux qui se distingueroient dans l'étude de cette science, à l'instar de ce que Vos seigneuries ont institué pour les Ecoles de dessein et d'architecture.
En attendant que Vos Seigneuries ayent statué définitivement sur ce point, le remontrant se propose si vous le trouvez bon, Messieurs, de distribuer à ceux du cours présent qui satisferont le mieux à un programme qu'il a dessein de leur proposer, des cartes typographiques renfermant la combinaison de deux systèmes