Archives communales de Lille. Carton 64, 2'"' dossier
A Messieurs, Messieurs les Rewart, Mayeur, Conseil et Huit Hommes de la Ville de Lille.
Remontrent très humblement les Médecins et Apoticaires dénommés pour l'examen de la nouvelle pharmacopée disant, qu'après avoir terminé brusquement sur la minute proposée par Messieurs Lestiboudois et Riquet, ils ont supplié vos Seigneuries de l'exposer h la critique du collège de médecine et du corps des apoticaires auquel effet, Messieurs, vous avez désigné plusieurs séances pour lun et l'autre corps, par votre ordonnance et apostille du 16 febvrier. Les Remontrans ont eu tous les égards possibles pour les observations qui leur ont été communiquées dans les dittes séances, et le tems que vous aviez déterminé pour cela étant plus quécoulé, il paraissoit qu'ils avoient plus que rempli la tache dont vous les aviez chargé. Cependant, quelques personnes de l'art aiant témoigné devoir en communiquer encore quelques unes et leur promesse traînant en longueur, lesdits Remontrans ont recours à votre autorité pour qu'il vous plaise,
Messieurs, prolonger et tixer encore irrévocablement un tems en dedans lequel ces dittes personnes seront tenus de communiquer au comité établi par vos Seigneuries à l'effet cy dessus, les nettes et observations, à mesure qu'ils les auront faites.
Quoi faisant, etc. Saladin méd.
au nom des médecins et apoticaires dénommés i.
Le Magistrat accorda une prorog-ation d'un mois.
Dehenne en profita pour demander d'emporter chez lui le manuscrit ^ et ce ne fut que le 3 août 177 i, c'est-à-dire plus de cinq mois plus tard, qu'il présenta un cahier intitulé (( Errata de Novo Godice », avec une longue lettre ^ dans lac[uelle il justifiait la nécessité des corrections qu'il désirait que l'on fit.
Cet « Errata de Novo Godice » qui est conservé à la