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tait point abstraite chez Piotin, deyint une abstraction chez les néoplatoniciens dégénérés. L'extase, qui n'était autre chose pour Plotin que l'acte le plus élevé de la raison revenant à son origine, de Vintelligence première, » état réservé aux Ames pures dans une autre vie et plus idéal que réel, •— se changea en une pratique superstitieuie et mensongère dont le résultat était la stupeur et la folie.
II. Les théories alexandrines sont mises en une lumière nouvelle et parfois régénérées par l'école d'Athènes.
Procius insiste sur l'Unité absolue du Bien qui réside au delà de l'intelligence et de l'être, et il applique la même conception à la Providence, dont il propose une théorie originale. Selon lui, la Providence est plus que Tintelligence conservant le monde : sa vraie source est dans l'Unité suprême du bien. L'Un connaît toutes choses d'une connaissance supra-intellectuelle, dans l'unité d'où elles dérivent, c'est-à-dire en lui-même : ainsi, ce qui est divisé et multiple existe et est entendu dans son principe d'une façon indivisible et simple, sous la forme de l'unité ; ce qui est indéterminé et incertain est connu d'une manière certaine et déterminée. Nos actes libres eux-mêmes, sans cesser d'être libres, sont soumis dans rUnité à une prévision ineffable. Il y a donc dans l'Un une prédélermination des choses antérieures à la vision de Tinteli ligcnce proprement dite : c'est ce qu'exprime le mot de Provi^ dencc (!),