PHILOSOPHIE DE LA RBNAISSANGB
seulement observateur ; il est persuadé qu'on peut et qu'on doit, autant qu'il est possible, construire la science à priori par la déduction rationnelle, avec l'expérience pour contrôle. Aussi mêlet-il des hypothèses métaphysiques, néoplatoniciennes et chrétiennes, à ses raisonnements mathématiques. S'il n'a pas toujours été heureux dans ses suppositions, il n'en a pas moins le mérite d'avoir compris la fécondité de Thypothèse et delà déduction dans les sciences.
De toutes ces découvertes devait sortir» avec une nouvelle méthode, une nouvelle philosophie de la nature, et par cela même une nouvelle philosophie de l'esprit. Aux environs de Tannée 1600 se produit une série de systèmes hardiment novateurs : Bruno en Italie, Bacon en Angleterre, Descartes en France. L'indépendance de la philosophie est désormais presque accomplie : c'est l'époque moderne*
Voir dans dos Extraits des philosophes, liv. III, eh. I, Philcsophie du moyen âge, •— Scot Erigëoe, lb3. Saiat Anselme, 153. Dieu prouvé par 8oa idée, ou argumeat ontologique, 15). Âbélard, 155. La querelle des Dominalistes et des réalistes. ~ Gonceptualisme d'Abélard, 155. Roger Bacon, 159. Le progrès, d*après Roger Bacon, 156. — Saint Thomas, 157, Preuve péripatéticienne de Texistence de Dieu parla cause efficiente, 157. Preuve platonicienne de l'existence de Dieu par les idées, 158. Duns Scot, 159. La création, œuvre de volonté libre, 159. Occam, 159. Nous ne pouvons connaître l'essence de Dieu, 159. Gerson, 160. Les degrés de la connaissance, 160. L^auteur de l'Imitation, IbU Puissance de l'amour, 161. Ramus, 161. La dialectique doit imiter la nature, 162. Montaigne, 163. I. Préi'omption de l'homme, 163. H. Parité de l'homme et des animaux, 164. ni. Le sorite du renard, 166. IV. La science des bêtes, 166. V. Contradictions et erreurs des philosophes et des religions au sujet de la Divinité, 167. VI. Contradictions de la pensée humaine en morale, 16S. La Boétie, 169. La tyrannie, 171.