IV. — DOCTRINES PHILOSOPHIQUES CHEZ LES ÉGYPTIENS
L'Egypte ne nous oflfre point de philosophie proprement dite. Les prêtres avaient une doctrine mystérieuse et réservée, sur
1 l; V^î''»,^^;8 nos Extraits des philosophes^ les principaux passages de la Grande étude, par Mencius, p, i§. ^ » »' h f ^b^ ««
PHILOSOPHIB DES HÉBREUX. 25
laquelle nous ne possédons que des renseignements incomplets. La grande idée métaphysique qui semble avoir dominé dans la religion même des Égyptiens, c'est celle de la vie future.
D'après des travaux récents sur le livre égyptien de la Mani^ feskition des âmes à la lumière^ les points principaux de cette doctrine sont les suivants : existence des âmes, leur faculté de revêtir des corps différents et de parcourir le monde dans une suite de métamorphoses, leur jugement, leurs épreuves continuées après la mort, Faction directrice et protectiice des êtres célestes sur les destinées humaines, les supplices des méchants, enûn la sanctification, Tillumination finale de Thomme sauvé par l'intervention divine, et l'admission des bons dans la société des dieux. De là ce culte sublime de la mort, ou plutôt de l'immortalité, qui donne à l'Egypte une physionomie si originale ; de là ces monuments gigantesques qui semblent vouloir rendre l'éternité visible.