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Esprii des lois, livre XXIV, ch

374 LÀ PHILOSOPHIE FRANÇAISB AU DIX-HUITlàlE SIÈCLE.

Tieillards, des malades et infirmes, ieé orphelins ; le- remède à ces maux n'est pas une atimône stérile : « Quelques aumtees t que Ton fait à un homme nu daâs les rues ne remplissent « point robligatioû de TÉtat. » Montesquieu ya jusqu'à diie : « L'État doit à tous les citoyens une subsistance assurée, la « nourriture, un vêtement convenable, et un gtenre de Tie qui ne « soit pas contraire à la santé. Un État bien policé tire cette snbtt sistance du fond des arts mêmes : il donne aux uns les travaux a dont ils sent capables, il enseigne aux autres à travailler, os a qui fait déjà un travail. » Montesquieu déj[>asse ici dans l'expression sa propre pensée, qui est que TÉtat doit un secours lorsque des infortunes naturelles ou passagères, — Tàge, les infirmités, les chômages imprévus, — privent tout d'un coup les travailleurs de la ressource du travail.

En somme, Montesquieu a montré une grande pénétration d'esprit dans une foule de questions relatives à la science de la société. Cependant, Tabsence de principes philosophiques asseï sûrs laisse dans ses œuvres du décousu, des contradictions et des erreurs. Le défaut de Montesquieu^ c'est d'avoir été encore plus jurisconsulte et historien que philosophe. « Quand j'ai eu « découvert mes principes, dit-il, tout ce que je cherchais est « venu à moi. » Par malheur il n'a pas su découvrir le premier et le plus important des principes : celui qui fonde le droit suc Tabsolue inviolabilité de la volonté libre, et qui ramène tous les rapports sociaux à de libres contrats entre les volontés (1).

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