‹ Histoire de la philosophieChapitre 392 sur 397 · IL — COSMOLOGIE ANGLAISE · texte numérisé non relu

IL — COSMOLOGIE ANGLAISE

L'école anglaise propose un système du monde grandiose qui n'est pas sans analogie avec les bystèines ail* uiaiids, et dont le fond est l'idée de l'univei'âetle évolution. Principe fouduuienlal de la cosmologie : permanence de la force. Corollaire : transformation et équivalence des forces. Perpétuité du mouvement. Sa direction selon la ligne de la nlua grande force et de la plus faible résistance. Sa loi de rhythme. Conséquences dernières: l'évolution et la dissolution. L'évolution par laquelle les choses prennent une forme de variété et d'unité croissantes explique la formation du monde, le développement de la vie, puis de la société humaine, du gouvernement, de l'industrie, du commerce, de la science et de l'art. Uien n est lixe ; aucun équilibre n'est stable. Les individus et les espèces sont également soumis à des métamorphoses. Pour les espèces mêmes il n'y a point de type immuable. Elles sont produites, selon M. Darwin, par la sélection naturelle qui résuite de la lutte pour la vie. Les êtres animés sont en concurrence perpétuelle. Les plus forts et les plus intelligents l'emportent, transmettent leur supériorité à leurs deiccndants et pioduisent, peu à peu des vuriétés et des espèces. — Di*âtinèe du monde. Après des milliers de siècles, l'équilibre se produira pariui les forces dont se compose

612 TADLB ANALTTIQUB DES IfATIÉRBS PAR ORDRE HISTORIQUE.

DOtrc eystèoie solaire, puis la dissolution détruira de nouveau cet équilibre; et ainsi de suite, à l'inflni « • • 475

m. — MORALE ET SOGiOLOGlB ANGLAISE.

1* NéïKation de la liberté morale, 2* réduction du bien à l'utile. Stuart Mill e$:saye de perrectionner le système de Bonlham en introduisant dans Tévaluation des plaisirs, outre la considération de la quantité, celle de la qualité. — Comment cette considération dépasse la morale utilitaire. — De plus, Stuart Mill substitue à Tintérét particulier Tintérét du genre humain. — Ne pouvant attribuer à Tintérét da ^enre humain un caractère moralement obligatoire, il s'efforce de remplacer l'obli^tion morale par une contrainte intellectuelle résultant de Tassociation indissoluble entre Tintérélde chacun et l'intérêt de tous. -- Impossibilité de cette association. Comment la morale anglaise s'absoroe à la fin dans la science sociale ou sociologie. — De même que ridée essentielle du devoir fait défaut à la morale de l'école anglaise ; de même l'idée essentielle du droit fait défaut à sa sociologie. Stuart Mill définit le droit un pouvoir que la société a intérêt de conférer à rindividu. 11 ajoute que l'intérêt de la société est de laisser à l'individu la plus grande liberté possible. La liberté développe les fecultés de l'individu, favorise Toriginalité, suscite le génie, assure le progrès social par le libre jeu des volontés individuelles. «— Théorie du droit de propriété. Comment l'école anglaise y mêle, sans les distinguer, les considérations de droit et celles d'intérêt. Stuart Mill perfectionne la théorie de Locke. Il fait reposer le droit de propriété sur le droit de rhommeaux produits de son travail, qui n'existeraient pas sans lui. Application qu'il fait de ce principe à la théorie des monopoles. Caractère mixte et parfois indécis de sa doctrine. Même caractère dans la question du droit à l'assistance. — Application à la société de la loi d'évolution par M. Herbert Spencer. Le développement des sociétés est la résultante de la prédominance des penchants altruistes sur les penchants égotstes. Equilibre final entre les intérêts de tous les individus au sein de l'humanité; équilibre final entre l'humanité et la nature. — L'école anglaise, n'ayant point admis la liberté morale, ne peut fonder ni véritable devoir ni véritable droit: elle demeure un naturalisme qui aspire en quelque sorte à reproduire et à remplacer la moralité, mais qui demeure toujours au-dessous d'elle. 479

L'idée de progrès, gui est devenue dominante dans la philosophie même, se vérifie par l'histoire de la philoso()hie. — Caractères du progrès philosophique, qui empêchent de l'assimiler complètement au progrès acientinquc. Distinction de deux sortes de vérités dans la philosophie: les unes susceptibles de vérification expérimentale et de démonstration logique, les autres dépassant la portée de Texpérience ou du raisonnement. 1* Progrès de philosophie dans sa partie expérimentale ou logique : psychologie, logique, esthétique, morale appliquée. 2* Partie métaphysique et conjecturale de la philosophie. Importance et difficulté de la métaphysique. Nécessité des systèmes et des hypothèses dans la métaphvsiqne. Proffrès par lequel ces systèmes se complètent l'un l'autre et s'absorbent aans un système supérieur. Quels sont les deux grands systèmes entre lesquels se partage la métaphysique contemporaine ? — L'essence de toutes choses est-elle la nécessité ou la li- ^rté, est-elle un principe purement physique ou un principe oio-

Abélard, 203.

AbBola, selon Heraclite. 33, 38.

Selon Hame, 343. Voir Hamilton, Kant, les positivistes.

Académie (ancienne). V. Platon.

— Nouvelle Académie, 156.

Achille et la tortae, argument de

Zenon, 55.

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