‹ Histoire de la PhilosophieChapitre 2 sur 126 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Ceux qui ont l'expérience du professorat reconnaissent volontiers que l' enseignement sans manuels est une source d'ennuis et pour les élèves et pour les maîtres. Obligés, la plupart du temps, ceux-ci à dicter, ceux-là à copier, les uns et les autres trouvent peu de charme à la classe — ce qui est toujours regrettable — sans compter qu'ils s'exposent à ne pouvoir étudier toute la matière inscrite au programme de l'institution. Cette façon d'enseigner convient aux grandes universités où les professeurs, s adressant à la jeunesse qui a déjà reçu une formation secondaire, peuvent disserter savamment et longuement sur différentes questions sans suivre un auteur en particulier, libre à leurs auditeurs de prendre des notes et de consulter les ouvrages nécessaires à la préparation des thèses et des examens. Mais dans nos séminaires et nos collèges classiques dont le but est de procurer aux jeunes gens des notions générales, et non d'en faire des spécialistes, les manuels sont et seront toujours nécessaires.

Or, un bon nombre de ces maisons — bien que

Page 1