‹ Histoire de la philosophie Cartésienne (volume 3)Chapitre 1 sur 52 · Histoire de la philosophie Cartésienne · texte numérisé non relu

Histoire de la philosophie Cartésienne

Nourri de votre enseignement, honoré de votre amitié, je vous dois ce témoignage d'admiration, de reconnaissance et d'alTection. Je vous le dois surtout pour un livre dont la tensée première vient de vous, et qui jamais n'aurait été Lchevé sans les encouragements, les conseils et les secours {ue vous m'avez prodigués. N'est-ce pas vous, d'ailleurs, qui ivez réhabilité cette philosophie du grand siècle dont j'ai mtrepris l'histoire ? N'est-ce pas vous qui avez renversé iCs idoles métaphysiques du xviii^ siècle, et rétabli sur leurs ruines le grand Descartes presque oublié ? A vous la gloire " ivoir discerné ce qu'il y a de vrai dans les idées innées i Descartes, dans la Raison de Malebranche, et d'avoir estauré, pour ainsi dire, cet élément divin de l'intelligence contre lequel semblait s'être conjuré l'empirisme du dernier siècle.

Quel autre que vous, dans l'histoire des lettres françaises, sera le vrai représentant de la philosophie de la première moitié du xix'= siècle? Où sont-ils ces grands initiateurs, ces orgueilleux pontifes qui, du haut de leurs Cités du soleil, prenaient en pitié la petitesse de vos doctrines ?

(1) Je laisse cette dédicace telle que je l'ai écrite en 1854. Ni le temps ni la mort n'ont affaibli la vivacité de ces sentiments d'admiiation, de reconnaissance et d'affection. J'étais d'autant plus libre pour les exprimer que M. Cousin n'était alors plus rien dans l'Université, et venait d'entrer dans cette retraite qn'il a honorée jusqu'à la fin par ses écrits, par la dignité de son caractère et par la constance ds ses opinions.

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