PRÉFACE
Si la philosophie, naguère dédaignée et déclassée, semble reprendre le rang qui lui est dû dans la hiérarchie scientifique, c'est pour avoir renoué avec la science positive cette alliance intime que la réaction idéaliste du dixneuvième siècle avait rompue à son détriment; c'est peutêtre aussi pour avoir compris, grâce à un retour aux sources vives de la sagesse aryenne, qu'elle n'a pas à choisir, comme trop longtemps elle l'avait cru sur la foi de l'enseignement officiel, entre un matérialisme naïf et un dualisme impossible. Une étude impartiale des Aristote, des Leibniz, des Kant, le lui a démontré à l'évidence; et c'est là, selon nous, l'un des grands avantages, sinon le profit capital, qu'elle retire de l'histoire de son passé.
L'esquisse que nous en avons faite à ce point de vue, et dont on nous invite à préparer une nouvelle édition, a été retouchée avec soin, et augmentée d'une série de notes complémentaires, qui ne dérogent pas d'ailleurs à la règle observée par l'auteur dès le principe : Ne point