‹ Histoire de la physique et de la chimie depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 39 sur 197 · Arago, Mémoires scientifiques, l. II, p · texte numérisé non relu

Arago, Mémoires scientifiques, l. II, p

MATIÈRE

Franklin, Parry el Forsler firent des observations dans les régions arctiques, particulièrement à l'île de Melville et au fort Bowen <à 73» 13 lat. boréale el 88° 54 longit. occidentale de Greenwich) ’. On avait d’abord pensé que la vitesse du son devait être plus grande dans ces régions glacées que dans les climats tempérés. Mais la moyenne de toutes les observations faites pai Iiancklin, Pan y et d’autres dans les contrées polaires s éloigne d une quantité insignifiante du résultat général des expériences faites en France, en Hollande el en Angleterre , comme l’a démontré Moll 1 2. Ce résultat a été évalué par Muncke à 332m, 15 par seconde sexagésimale (à (T du llierm. centigrade, el état moyen du baromètre et de lhygio-

métre) 3. ^

D’autres observateurs firent voir que si la vitesse du son pe change pas sensiblement avec la latitude, elle est à peu près insensible suivant l’altitude des lieux. Ainsi, par exemple, entre le sommet et la base du Faulhorn, dans les Alpes Bernoises, la vitesse du son est la même, peu importe que le son se propage de bas en haut ou de haut en bas, comme le constatèrent, en 1844, MM. Bravais et Martins.

L’idée de mesurer la vitesse du son dans des gaz autres que Pair conduisit Daniel Bernoulli et Cldadni h se servir de tuyaux d’orgue pour trouver celle vitesse. Leur procédé consistait à faire vibrer longitudinalement une verge métallique, à déterminer le son qu elle produit, et à chercher ensuite quelle longueur doit avoir le tuyau d’orgue qui produit le même son. La vitesse du son, dans eliacun de ces corps, était en raison inverse de leur longueur.

Mais les vibrations dans les tuyaux d’orgue présentaient des causes d’erreur (les nœuds et les ventres de ces vibrations ne se forment pas aux endroits précis que la théorie leur assigne), que Dulong parvint à éliminer par un artifice très-simple. Le fond de cet artifice consistait à employer un tuyau cylindrique très-étroit, et à introduire dans le bout opposé à l’embouchure un piston 4 tige divisée que l’on pouvait enfoncer à volonté et dont on mesurait la course par la division qu’il portait. Four opérer dans des gaz, Dulong plaçait le tuyau horizontalement dans une caisse en bois dou-

1. Voy. capit. Parry, Journal of a third voyage for the discovenj of a North- Western Passage ; Lond., 182G, in-4°.

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