‹ Histoire de la physique et de la chimie depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 72 sur 197 · Nouvelles expériences du vide; Paris, 1074, in · texte numérisé non relu

Nouvelles expériences du vide; Paris, 1074, in

3. Cet ouvrage avait d’abord paru en anglais sous le titre : A New Digestor, or engine for softening bones, etc., Lond., 1681, in-4°.

p. 38 et suiv.). Pour faire le vide sous le piston, l’habile physicien employa d’abord la poudre; mais il ne tarda pas à en reconnaître les inconvénients. « Nonobstant, dit-il, toutes les précautions qu’on y a observées, il est toujours demeuré dans le tuyau environ le cinquième de la partie de l’air qu’il contient d’ordinaire, ce qui cause deux inconvénients : l’un est que l’on perd environ la moitié de la force qu’on devrait avoir, en sorle que l’on ne pourrait élever que i 50 livres à un pied de haut, au lieu de 300 livres qu’on aurait dû élever si le tuyau avait été parfaitement vide; l’autre inconvénient est qu’à mesure que le piston descend, la force qui le pousse en bas diminue de plus en plus l. »

Papin entreprit alors de faire le vide au moyen d’une roue hydraulique qui faisait mouvoir les pistons d’une pompe aspirante ordinaire. Ce fut dans cet état qu’il présenta sa machine, en 1687, à la Société royale de Londres. Mais ne fonctionnant pas comme il le désirait, il y apporta d’importantes modifications. « Comme l’eau, dit-il, a la propriété, étant par le feu changée en vapeurs, de faire ressort comme l’air, et ensuite de se condenser si bien par le froid qu’il ne lui reste plus aucune apparence de cette force de ressort, j’ai cru qu’il ne serait pas difficile de faire des • machines dans lesquelles , par le moyen d’une chaleur médiocre et à peu de frais , l’eau ferait ce vide parfait qu’on a inutilement cherché par le moyen de la poudre à canon 2. » Ce passage important est accompagné de la description d’un petit appareil employé par Papin pour essayer son invention: Un corps de pompe, du poids de moins d une demilivre et d’environ 6 centimètres de diamètre, élevait 60 livres à une hauteur égale à celle qui mesurait l’étendue de la course descendante du piston. «La vapeur, ajoute-t-il, disparaissait si complètement quand on ôtait le feu, que le piston redescendait presque tout au fond, en sorte qu’on ne saurait soupçonner qu’il n’y eût aucun air pour le presser au-dessous et résister à sa descente. » L’eau qui fournissait la vapeur était déposée sur la plaque métallique qui formait le fond du corps de pompe. C’était de celte plaque que Papin approchait et éloignait le feu pour obtenii le mouvement alternatif d’ascension et de descente du piston. On a lieu d ètie suipris qu’il n’ait pas songé à utiliser son digesteur, véritable chaudière, pour obtenir la vapeur sans ce déplacement incommode du

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