ANGLETERRE
Boston 76 15 48,192 7,263 Burlington 21 17 5,951 4,009 Fall-River 21 14 9,300 6,171 Hartford 69 10 30,275 3,508 Manchester 36 19 12,800 8,833 Portland 23 13 9,138 6,073 Providence 26 14 16,000 7414 Springfield 55 31 22,780 11,712
Totaux 327 133 154,436 54,983
A cela il faut ajouter le collège classique établi par les Pères de l’Assomption de France, à Worcester, Massachusetts, en 1904, et 14 petites académies, collèges commerciaux et pensionnats dans lesquels il y a environ 1000 élèves des deux sexes. En parlant de l'éducation supérieure, il est bon de remarquer qu'environ 3500 enfants américains-français vont annuellement aux collèges commerciaux et classiques dans les différentes villes du Canada. Les ordres religieux français, femmes et hommes, ont aussi charge de 2618 orphelins dans la Nouvelle-Angleterre. Des religieuses françaises ont charge de 1865 malades et personnes âgées, femmes déchues et filles employées.
Les auteurs de l’article que nous soim:es à analyser donnent ensuite la liste des journaux canadiens-français des Etats-Unis existants, disant qu’en cinquante ans ils (les Canadiens-français,) ont édifié une presse qui n'est pas surpassée, au point de vue catholique, par celle de tout autre groupe d’immigrants aux Etats-Unis. Ils donnent ensuite un aperçu des fameuses résolutions de l’Association des journalistes Franco-américains de la Nouvelle-Angleterre. Ils nomment les premiers journaux de langue française qui ont paru dans le nord des Etats-Unis: le Courrier de Boston en 1789, publié et rédigé par un Français, Paul-Joseph Guéraré de Nancrède, libraire à Boston et
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professeur de français à l'université Harvard de 1787 à 1800: la Gazette Française à Détroit en 1825; le Patriote à St-Albans, Vermont, en 1838. Depuis ce temps plus de 200 journaux publiés en langue française ont paru et disparu.
La question des sociétés occupe aussi une large place dans ce travail. La première institution française du genre fut la Société de Jacques-Cartier, fondée à St-Albans, Vermont, en 1848, tandis que la Société St-Jean-Baptiste de New-York, organisée en 1850, existe encore. En 1868 les Canadiens émigrés avaient déjà 17 sociétés de bienfaisance, et depuis ils en ont organisé plus de 400, dont environ 142 Sont encore en existence. De plus ils ont établi des fédérations, qui ont plus de quatre cents conseils ou cours, avec des milliers de membres. A ces organisations sont dues, dans une grande mesure, l'existence et la prospérité de la plupart des paroisses.
C'est en 1900 que, pour répondre à un besoin urgent d’une organisation centrale, embrassant tous les groupes de la race française aux Etats-Unis, l'Union St-Jean-Baptiste d'Amérique fut organisée avec quartiers-généraux à Wnonsocket, R.-I,, au moyen de la fédération d'un nombre considérable de sociétés locales. En huit ans cette société a enrôlé plus de 19,500 membres. (L'Union compte aujourd'hui— janvier 1912—environ 24,000 membres.) L'Association Canado-Américaine de Manchester, N.-H., établie en 1896, avait en 1909 plus de 11,000 membres. (Elle en a aujourd’hui plus de 14,000,) et ses fins religieuses et patriotiques sont absolument les mêmes que celles de sa sœur cadette l’Union. En 1906, une nouvelle société, l'Ordre des Forestiers Franco-Américains, fut formée par la sécession de quelques milliers de membres des Forestiers d'Amérique, et en 1909 il y avait 40 cours. La société des Artisans Canadiens-Français, bien qu’une société du Canada, a un grand nombre de succursales aux Etats-Unis. La Société l’Assomption est une société composée d’Acadiens des Etats-Unis et des provinces maritimes, ayant son siège à Fitchburg, Mass.
Ces sociétés sont toutes catholiques, et en 1905 l’Union St-Jean- Baptiste d'Amérique et l'Association Canado-Américaine fondèrent la Société Franco-Américaine du Denier de Saint-Pierre.
La Société Historique Franco-Américaine, incorporée sous les lois de l'Etat du Massachusetts, fut organisée à Boston en 1899, “dans le but d'encourager l'étude attentive et systématique de l’histoire des
mer rerqeeene Fr TONI
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Etats-Unis et particulièrement de faire ressortir sous son véritable aspect la part exacte prise par la race française dans l’évolution et la formation du peuple américain.”
Une autre organisation qui semble destinée à jouer un rôle important, au moins parmi les Américains-français de demain, est l’Association Catholique de la Jeunesse Franco-Américaine, dont le premier cercle fut fondé à Baltimore le 4 janvier 1908 et était composé de vingt-deux étudiants américains-français.
En outre de l’œuvre admirable qu'ils ont accomplie au moyen de leurs paroisses, presse et sociétés, et afin de rendre leurs efforts plus effectifs, les Américains-français ont tenu à différents temps des conventions convoquées pour diverses fins. La première de ces réunions, destinée à promouvoir les intérêts des sociétés de secours mutuel alors existantes, eut lieu à New-York en 1865. Subséquemment de semblables conventions eurent lieu annuellement, l’année 1877 exceptée, jusqu’en 1881, comme suit: 1866, New-York; 1867, Troy, N.-Y.; 1368, Springfield, Mass.; 1869, Détroit; 1870, St-Albans, Vermont; 1871, Worcester, Mass.; 1872, Chicago, Ill.; 1873, Biddeford, Maine.; 1874, New-York; 1875, Glens Falls, N.-Y.; 1876, Holyoke, Mass.; 1878, Troy, N.-Y.; 1879, Boston, Mass.; 1880, Northampton, Mass.; 1881, Lawrence, Mass. Depuis 1880 il y a eu six conventions générales d'Américains-français, auxquelles tous les groupes de cet élément, de même que leurs sociétés, étaient invités à envoyer des délégués. Ces assises nationales eurent lieu comme suit: 1880, Springfield, Mass.; 1882, Cohoes, N.-Y.: 1884, Troy, N.-Y.; 1886, Rutland, Vermont ; 1888, Nashua, N.-H.; 1893, Chicago. En octobre 1901 des délégués (au nombre de 742) des différents groupes et sociétés d’Américains-français dans la Nouvelle-Angleterre et l'Etat de New-York, se réunirent en un “Congrès” à Springfield, Mass. Les quatre grands sujets de délibérations étaient la naturalisation, les sociétés de bienfaisance, l'éducation et la situation religieuse, Ce congrès, incontestablement la réunion d'Américains-français qui eut jusqu'alors le plus grand succès, nomma une commission permanente composée du président du Congrès et de deux délégués de chaque Etat représenté, l’autorisant
NOTE:—Le fondateur de l'Association Catholique de la Jeunesse Franco-Américainé esi l'abbé Denis Lamy, alors étudiant en théologie au Séminaire St-Mary de Baltimore et aujourd'hui secrétaire à l'archevêché de St-Boniface, Manitoba, après une série d'articles dans ‘“L'Opir'en Publique” sur le sujet.
de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre à effet les résolutions du Congrès et lui donnant le pouvoir de convoquer un autre Congrès, local ou général, à sa discrétion.
Après avoir énuméré à grands traits les succès des nôtres en politique, l'article de l'encyclopédie conclut en citant les paroles du sénateur des Etats-Unis Henry-Cabot Lodge, du Massachusetts, parlant sur “l'Immigration” devant le Boston City Club le 20 mars 1908:
“Plus tard qu'aucun de ceux-ci (les mouvements d'immigration) s'est faite l'immigration des Canadiens-français, mais qui a assumé de grandes proportions et est devenue un élément de notre population fort et des plus précieux. Mais les Français du Canada ne tombent pas précisément dans le sujet que nous considérons, parce qu’on peut difficilement les classer comme immigrants dans le sens accepté. lls représentent l'un des plus vieux établissements sur ce continent. Ils ont été, dans le sens large, Américains pendant des générations, et leur venue aux Etats-Unis est simplement un mouvement d'Américains de l’autre côté d’une ligne imaginaire, d’une partie de l’Amérique à une autre.”
La population canadienne, en 1872, dans les villes qui suivent était approximativement :
Fall-River, Mass. 5700 Nashua, N.-H. 2500 Manchester, N. H. 4200 Webster, Mass. 2300 Lowell, Mass. 3700 Danielson, Conn. 2200 Worcester, Mass. 3200 Putnam, Conn. 2100 Baltic, Conn. 3200 Lawrence, Mass. 1800 Southbridge, Mass. 3000 Holyoke, Mass. 400
On aura une idée de l’accroissement de cette population depuis 40 ans si l’on considère que Fall-River a aujourd’hui une population d'origine canadienne-française de plus de 40,000 et Manchester plus de 28,000. Pour Fall-River, le chiffre de 5700 a doublé sept fois depuis 1872. Si la même progression continuait, dans 40 ans d'ici Fall- River aurait une population d'origine canadienne-française de 280,000, et celle de Manchester serait de 190,000.