‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 21 sur 220 · LAC · texte numérisé non relu

LAC

PUBLICCANADIEN.

New..York, Jeudi 14 mai 186€

\ Les eus" Er primes Nombre de sociétés caratieunes ont dejà »

té fondées dans ce pays ie ue up d'entre les n'ont eg qu'une existence € ilen reste encore plusieurs et :! s'en tonte 4 mouveles tous les aus Cest ce qui prouv

émére, mair

l'esistence d'un besuin que es scie 64 seuies peuvent remplir. Éil-s Gnirout par + mpiss ter fermement parmi vous, il u'y à pas à 4 douter.

Cependant eomment se fait1l qe sur toutes les tentatives qui se font dais ce seu, 1 y en & oi peu qui réussissent? Celà Ueut à ue css. se Wèsapparente on ne se porte pas direc ement $ remplir le bein Josinass de la populotion eanadieoue aux E'ats-liie. Ce bes ‘a

Les nee canadiennes aux PUBLICCANADIEN ats-Unis.

Daos un numéro précédent, nous savonciogs

New-York, Jeudi 18 juin 1868... la Srciéié Su. Jesc-Baprisie de oeite ville

Le it Luurent et Bi: vie à

À bort du meamer Montréal

de dencendais la cars du fleuve ,

Du Québes ce brillant rival

Bit és où L'életer neuve.

de méditaie. silencieux,

Un oujet de philosophie , -

Ceue scène vffrait à mes peus L'image de le vie.

De ee cles rwbeët, palais foutant,

S'edmirais ls mesche rapide,

Et peut - dans cet iastant

11 rasait ua récif perfide

And, me diseis-je. iei-hes

ti du bun smuter il févr

L boæree vient «e heurter hélas!

Aux récife de la vie.

Ce amples Bart |ataset

OR! Q7U rot pets à emsoures

Combien Li est devesu grand profond dans es longue course!

aude se remonte puint

Vers le 1ieu dot elle est partie,

Aile présente sur ce point L'image de ls va

Bes Onts remm mb'eot à vos jours Régiés par le sort inflesibie, Rien n'en peut arréter le cours Tastôt bruyant, Lantôt peisible Après l'orage ua Lemps serein Des vagues rs la furie.

ue permi le gpare humain.

L'image de le vie

1@, «ar ses bords verdoyants Da vaste fleuve ghse l'unde , La. dons des gouffres effrayants Eatre des rochers elie grnnde.

De même, parmi maint éonosl, Ou our eve plage fleurie, Lens les piqiue 04 dans le deuit, S'ecoule notre vie!

e Saint. Leupent @ sets des mers ©

dresser aus sutrge as suiatous cauadiennes aus Étits- Unis, afo d'étsblir entre 1 et les autres une quion ausu etrote que pussible. Tous ceus qui, sur 1168 1 fférents prints de ce pay+, porteutin érét , su mouvement de rapprochement qui s'opère ‘depuis quelques snnées parmi nue cuuipatr'otes émigrés, 1 ut aitendre le résuitat de ceite déwarcue avce une certains anxiété. Ausjourd'hur, ecus sommes heureux de poavuir, de que l'union projetée sera trè.-probable went effectuée dans peu de temps. Quoïque les \répon s atteuduas pe soient pas cucere toutes" lacrivées, celles qui onté é reçues sont teliemest favorables au projet propusé quii est

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temps, ape vu deux s0c étés de parie: -| lt voment a eette oeutre patriotique l'emei, les autres amos ations commenceront | {quand meme à mettre à ezécuuon le projet | l'eiks neutde s'entendre Il se-| d',grandie ce cerole us |uonst 4 1 se presenters des sue. | ltés qai voudront en faire partie Au reste, {nous ne faisons Là qu esprimer une supposition D'après ls spparences actuelles, le mouve.

{os sers aniversel psrmi lef Canadiens dans ce pags. Nous stons eu oncasisa de cunnsitre les dispositions dun bon sombre de nos eompatriotes suf ee point, tant dans l'Etat de New. 1| York que daos les Etats avoisinsnts, et vous lu'hésirons pas à dire que-tous déurent douner {sa publie du Canads comme À celui de ce pays, roue éclatante d'intelligence et de pe.

tnorisme. Les Canadiens de l'Onest nourris; {sent Les mêmes sentiments, nous n'en doutons C'est ia un sujet qu tient de près au bocur de l'émigre eau dien On peut en Jager!

rusou deus estraits que rr

Le “Public Canadien” et J.-B.-A. Paradis 45

comme élément distinct à New-York; l'assimilation s'opérait sûrement.

Il y avait déjà plusieurs années que les premières familles canadiennes avaient émigré à New-York, où la première société St-Jean- Baptiste aux Etats-Unis avait été fondée dès 1850. Ces familles étaient sur la pente qui conduit au gouffre de l'assimilation. Les traditions canadiennes, la langue française, les noms de famille, tout cela était jeté à la défroque par beaucoup de braves Canadiens qui se croyaient tenus à cette métamorphose par suite du fait de leur émigration.!

L'apparition du Public Canadien venait donc au moment propice. Il ne faut pas trop reprocher à ce journal d’avoir fait un nationalisme outré; ses motifs étaient des plus louables. C'était pour corriger ces écarts que le Public Canadien donna quelque peu dans l'excès contraire; il est permis de croire, même aujourd’hui, que c'était ce qu’il y avait alors de mieux à faire pour le moment pour arriver au but désiré: la sauvegarde de notre langue et de nos traditions. Ce qui est certain, c'est qu'on vit germer à New-York à cette époque le magnifique mouvement d'organisation qui s'est propagé et développé partout depuis dans l'Etat de New-York et la Nouvelle- Angleterre.

Le réveil fut si général, les appels au sentiment national lancés par le Public Canadien firent tellement impression, même au dehors, qu'un nouveau journal parut sur la scène. Ce fut le Protecteur Canadien, fondé en mai 1868, à St-Albans, dans le Vermont, par M. l'abbé Zéphirin Druon, grand-vicaire du diocèse de Burlington, et M. Antoine Moussette. M. l'abbé Druon écrivit à M. Paradis pour lui proposer de fusionner les deux journaux, mais ce dernier avait décidé de retourner à Kankakee, Illinois, d’où il était venu quelques années auparavant, et il cessa la publication du Public Canadien en octobre 1868. Ce journal avait eu une courte existence, mais il avait fait un bien immense aux Canadiens émigrés. En préconisant l'organisation de sociétés nationales et en recommandant l'union et la solidarité entre elles, sur le terrain de la nationalité et de la langue, M. Paradis

1. Cette étrange manie a existé de tout temps chez un certain nombre des nôtres, soit par ignorance, mit PAF faihlesse intellectuelle. Nous en voyons encore aujourd’hui qui, croyant faussement être plus Américains, changent ieur nom, jeitent 13 langue francaise au rancart et se donnent des allures de Yankees.

46 Ilistoire de la Presse Franco-Américaine

avait recommandé la première fédération des sociétés canadiennesfrançaises.

‘Nombre de sociétés,” écrivait M. Paradis, “ont déjà été fondées en :* pays. Beaucoup d'entre elles n'ont eu qu'une existence éphémère, mais il en reste encore plusieurs et il s’en fonde de nouvelles tous les ans. C'est ce qui prouve l'existence d’un besoin que ces sociétés seules peuvent combler. Toutes ces sociétés de secours mutuel ne sont que des organisations essentiellement locales. Pourquoi ne s’unissent-elles pas? C'est tout ce qui leur reste à faire. Elles feraient par là une œuvre éminemment patriotique, et en même temps elles y gagneraient au point de vue de leur intérêt particulier. Aujourd’hui elles se développent lentement et se maintiennent avec difficulté. Pourquoi? Parce que leurs séances n'offrent presque jamais rien de nouveau, ne sont pas assez animées. . .”

La société St-Jean-Baptiste de New-York, agissant sur cette suggestion, durant l'été de 1868 invita les autres sociétés à se prononcer sur cette question. Les sociétés Saint-Jean-Baptiste de Springfield, Massachusetts, et de Biddeford, Maine, et l'Association Canadienne- Française, donnèrent de suite leur adhésion, et le 7 octobre la quatrième convention canadienne-française, tenue à Springfield, organisa l'Union des Sociétés de Secours Mutuel des Etats-Unis, dont les ramifications couvrirent toute la Nouvelle-Angleterre et s’étendirent dans tous les Etats de l'Ouest où il existait des sociétés canadiennes.

M. Ferdinand Gagnon rendait, en 1883, l'hommage suivant: “M. Paradis est le doyen du journalisme canac 1 aux Etats-Unis; la religion n'est pas la base de ses écrits, mais il n’a jamais rien fait contre ses principes et il est franchement Canadien. Il est le principal auteur du projet d'union des sociétés canadiennes, union qui prospéra tant qu'elle ne fut pas discréditée par quelques intrigants de New-York.”

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