‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 21 sur 122 · Collection archéologique de M. Vallentin, de Montélimar · texte numérisé non relu

Collection archéologique de M. Vallentin, de Montélimar

24 HISTOIRE DE DONZÈRE

sailles, close d'un mur ou d'une haie par son nouveau maître, devint un leporarium ou terrain réservé pour la chasse. Par le prolongement de la voie Domitienne, il -y eut, au passage de la Berre, une Mansio ou Mutado, poste aux chevaux et gîte d'étape pour les voyageurs, les courriers et les légionnaires en marche. Cette Mutatio (aujourd'hui logis de Berre) s'appelait alors TVoyem C?'àris *, nom sur lequel s'exerce encore la science des étymologistes, et qui paraît dériver du celtique craou (en provençal crau), champ de pierres. Située, en effet, à l'entrée d'une plaine caillouteuse que traverse la Berre, et qui s'étend jusqu'au Rhône, A'byem Craris (la neuvième ou la nouvelle Grau) dut conserver, sous les Romains, son appellation primitive. « Dans la Provence, la rencontre de terrains couverts de galets est des plus fréquentes ; il n'est pas de commune qui n'ait sa crau '. »

De Novem Craris, la voie romaine s'élevait, traversait le plateau de Montchamp, et passait à Malataverne ^, « Son trajet est encore marqué, et l'on en suit aisément la trace jusqu'à l'endroit où elle rejoignait la route actuelle un peu au-dessous du Roubion * ». C'est aujourd'hui le chemin ferra ylou camin ferra) ^ nom qui lui est commun avec d'autres dans la contrée et qu'il doit sans doute à la nature de sa construction : chemin ferré, c'est-à-dire « dont le fond est ferme et pierreux, et où l'on n'enfonce jamais ». Il est question du chemin ferra dans un acte de 1453 ^, comme se croisant à Javalenc

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