‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 80 sur 122 · Archives de la commune · texte numérisé non relu

Archives de la commune

2. Il y eut, à ce sujet, à Donzère, le 24 avril 1362, «dans la bothicque de Saint-Biaise », une délibération consulaire, a pour aviser à dresser l'estape de la compagnie des «ens d'armes de la suite du roy et de la reyne, qui dévoient passer par Donzère ».

vice de Dieu, la délivrance du Roy et de la Reyne sa mère, et la conservation de leurs États». — « Rapide comme Toiseau de proie », dit Magalon *. « Autant le craignaiton, ajoute Brantôme, que la tempête qui passe par de grands champs de blé '.»

D'après M. l'abbé Vincent, le terible baron « se serait présenté devant Donzère avec un corps d'armée considérable, l'aurait emporté, après une courte résistance, et livré ensuite à une soldatesque sans frein ' » . Je regrette de me séparer du savant abbé ; mais son récit, reproduit par M. A. Lacroix, me paraît quelque peu sujet à controverse. Non seulement l'historien de la Réforme en Dauphiné (M. Long) ne dit mot de ce prétendu siège, mais les dates et les événements y contredisent. Gomment des Adrets aurait-il pris d'assaut un bourg, alors au pouvoir des protestants, qui, le 21 mars, le jour même de Saint-Benoît, y avaient renversé la croix de pierre du portail de la Font, converti Téglise en prêche et établi un consistoire? C'est dans les premiers jours de juin seulement que des Adrets commença à former son camp de « fidèles» à Montélimar; d'où il se dirigea le 43 sur Pierrelatte. Or il y eut ce jour-là et les jours suivants, à Donzère, grande /bw/e d'hommes et de chevaux, « y mangeant et bevant qui vouloit * » ; mais nulle trace de siège. A la vérité, les catholiques y avaient fait mine quelques jours auparavant d'ouvrir

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