LE KONDATEIR DOTE LE MONASTÈRE
Enfin il dote le monastère de biens-fonds dont les produits assurent à perpétuité la subsistance des moines. Quand les religieux sont établis dans une villa, exploitation agricole en plein rapport, où, autour d'une métairie, s'étendent ii jterte de vue des prés, des vignes, des champs labourables, des bois, celle-ci peut déjà suffire aux besoins d'une petite communauté. Eloi, dans la charte de fondation de Solignac •, se contente de céder aux moines cette riche villa, provenant du fisc royal et dont les tributs versés aux mains d'un agent des monnaies se convertissaient jusqu'alors au profit du roi en pesants lingots d'or "-. Mais Clotaire III ne s'est pas contenté de donner la villa de Corbie aux moines qu'il y installe, il leur a cédé en outre d'autres grands domaines -K C'est sans doute le cas ordinaire quand, sous de puissants patronages, des religieux s'établissent en pleine forêt, où l'exploitation est tout entière à créer au prix de laborieux défrichements. Ainsi les moines de Stavelot, de Jumiëges ^, de Prum ^\ ont obtenu, avec de larges quartiers de forêt, des terres déjà mises en culture.
L'importance de cette dotation primitive a été très variable. Proportionnée d'une part au nombre et aux besoins des moines, elle est en rapport aussi avec la fortune et la générosité du fondateur. L'évèque de Poitiers, Ansoaldus, donne cinq grands domaines au monastère qu'il fonde dans l'ile de Xoirmoutier '^. Clotaire III en attribue neuf au monastère de Corbie ~. Palladius, évoque d'Auxerre, dote les religieuses de Saint-Julien de dix grands domaines s. Flavigny ^, Murbach ^^^ ont reçu de leurs fondateurs des dotations qui comprennent vingt-huit et vingt-deux localités outre des portions déterre en divers lieux. Trente et une localités sont énumérées comme constituant la dotation du monastère de Limours". Au reste, le patrimoine
copiosa, vascula utique usibus necessiria, aerca siniul et liprnea. veslimenta etiairi et lectuaria ac linteainiiia luensilia iieciioii et volumiiia sacraruiii scripturariini •> (p. tîBlt: 17, fondation d'un nionastére de femmes à Paris : « Vitleres ibi trahere... vasa siimil et vestiniciii.i necnoii et sarra volumina " (p. (i-;{i.