‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 141 sur 570 · MONASTÉRKS QUI EN POSSÈDENT UN AUTRE · texte numérisé non relu

MONASTÉRKS QUI EN POSSÈDENT UN AUTRE

A partir du dernier (juart du VIP siècle, il y eut certainement des maisons religieuses qui furent possédées par d'autres monastères. En 085, Honnecourt est donné aux moines de Saint-Bertin qui 3' établiront un prévôt'. Saint-Germain-des- Prés entre, en &.)!, en possession du monastère de Limours -. Peut-être le monastère auquel l'évèque de Chartres, Agé'radus, accorde un privilège est-il une dépendance de Saint-Denis 3. Dans la première moitié du VIII^ siècle, mention est faite assez souvent d'établissements qui sont sujets d'un autre monastère*.

Il semble bien d'ailleurs qu'à cette époque, la propriété d'un monastère, quand elle est attribuée à d'autres religieux, constitue surtout pour ceux-ci une charge. C'est le cas quand un petit monastère hôpital est fondé auprès d'un grand établissement monastique et lui est donné en toute propriété •'•. Il en est de même quand un couvent de femmes est assujetti à une communauté d'honmies par une sage précaution du fondateur '\ Amalfridus sti])ule que les moines de Sithiu devront faire célébrer la messe et l'ollice divin au monastère de femmes d'Honnecourt, prendre soin du luminaire, subvenir aux frais de l'entretien des hôtes et étrangers '. Gammo a donné le monastère de religieuses de Limours aux moines de Saint-Germain-des-Prés, parce que, dit-il, le sexe faible ne peut rien pour la défense de ses intérêts

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