Cf. plus haut, p. 115, n
7. Zeiss, Tradit. Wizenb., 46 (695), p. 48 ; 43 (6%), p. 45; 225 (712), p. 215; 150 (712), p. 140 ; 180 (712), p. 174 ; 244 (713), p. 235 ; 239 (715), p. 229 ; 218 (715), p. 208 : U (739), p. 19.
8. Chartes de 704, 708, 723 (Gcérard, Cari. .'iaint-Iicrtin. p. 38, 10. 40).
9. Saint-Vincent du Mans (572, Charles, Cari. Saint-Vincent, 4. col. 7); Moissac (680, Hist. du Languedoc, éd. Mabille, t. ii. Preuves, col. 44i; Saint-Denis (710, Dijd. de Chilpéric II, Pertz, 83, p. 74i; Murbach (730, Gall. christ., t. xv, In.slr., col. 189) ; Saint-Martin de Tours (733, t. xiv, Instr., col. 0).
10. Il existe des formules pour les ventes consenties à un aldié (b'orm. Soi. Merkrl., 9, Zel.mer, p. 244).
LE CLERGÉ El LES MOINES ACQUÉREURS DE GRANDES PROPRIÉTÉS 193
A ces acquisitions les églises l'ranques consacrent parfois d'importantes sommes. La plupart des transactions passées par le monastère de Wissembourg ont été réglées à un prix modeste 1, mais ces achats furent nombreux et d'autres contrats de vente stipulent le paiement par les moines de Saint-Pierre d'une somme élevée. Les religieux de Wissembourg 2, et de Moissac 3, l'église de Metz 4, le monastère de Saint-Vincent du Mans ^ achetaient des domaines qu'ils payaient 200 et 500 sous d'or ^. L'abbé de Saint-Denis, Cliaino, acquérait une terre dans le Beauvaisis avec les églises qu'elle porte pour la somme de 600 sous '^. Diverses acquisitions faites au VHP siècle par les moines de Saint-Bertin leur coûtent chacune la grosse somme de 1500 sous s. Le trésor '■> des églises franques est assez bien rempli pour suffire à de larges achats.
Les sommes dépensées pour l'acquisition d'objets mobiliers et de biens-fonds représentent le superflu resté aux mains des évoques, des abbés, après qu'ils ont satisfait à toutes leurs charges. Ces ressources disponibles sont d'une part produites par l'épargne des églises et des monastères. Elles représentent la réserve constituée grâce à l'excédent des revenus que les églises tirent de leurs domaines. Le clergé et les moines réalisent en espèces la part des récoltes qu'ils ne consomment pas ; déjà il
1. L'abbé Raifridus paie 10, 1-2 cl -20 sous (Zeiss, 244, 18G, -"S, ]), .'35, 174, 215): 1, 3, 7, 54 livres d'argent (43, 150, 4C, 11, p. 45, 140, 48, 19). L'acquisition d'une villa pour 54 livres est un marché important. Un jugement de Clovis III estime à 10 livres d'argent la valeur d'un gage consenti pour 1500 livres d"huile et 100 muids de vin (Pertz, 60, p. 54).