‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 206 sur 570 · LA MAISON DE LÉGLISE · texte numérisé non relu

LA MAISON DE LÉGLISE

attirés par ra])pàt des aumônes, les infirmes, les possédés i que la charité des pèlerins nourrit en attendant que le saint les guérisse. L'atrium et les portiques de Fég-lise ont pris dans les villes le rôle assigné au forum à l'époque romaine ; ils sont devenus pour les habitants un rendez-vous d'allaires ou de plaisir. Saint Césaire d'Arles se plaint que ses ouailles s'y attardent en grand nombre à de coupables ou vaines conversations et que les clercs y coudoient les laïques et les femmes. Beaucoup viennent dans l'atrium de l'église pour y traiter leurs affaires et s'y quereller -'. Un siècle plus tard, le concile de Châlon décide qu'on écartera de l'enceinte, des portiques et de l'atrium des églises ceux qui font entendre des chants déshonnêtes 3. Mais on peut s'y livrer aussi à de pieuses occupations, car l'atrium possède un oratoire enrichi de saintes reliques *.

A côté de l'église mère et communiquant d'ordinaire avec elle 5 s'élève la domus ecclesiae '^. Auprès des basiliques, la domus hasillcae ~, la ceilola § de Yahhas ou du riiar-tyrarius, le monasterium des moines en tiennent la place.

1. Nizier de Trêves trouve trois ineryinnenl clans l'atrium de la iiasilique de Saint-Maximiii ' Grégoire de Toirs, Yitae i)atrum, XVII, 4, p. 7:^1). Des possédés sont signalés à Saint-Martin de Tours par la Vita s. Genovefae, 45 et 46 {Script, reri^tn nieror., t. m, p. -234).

1. Append. aux Sermones de saint Augustin, 28-2 (Migne, P. L., t. xxxix, col. -2.279).

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