‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 213 sur 570 · LE MOBILIER LITURGIQUE · texte numérisé non relu

LE MOBILIER LITURGIQUE

Outre rencaisse métallique, le trésor coniiireiid le iiKjbilier d'usage liturgique, calices, croix, vases, vêtements sacrés (ministeria, ornamcnta) qui sont serrés dans de grands coffres 1. Quand un incendie menace de dévorer Tédifice, on s'empresse de sauver \e ministerium - . Ces objets précieux, l'évêque les fait exécuter aux frais de l'église ou à ses propres dépens ^ et quelquefois les fabrique de ses propres mains ^ Au temps où écrit le biographe de saint Didier, le trésor de l'église de Cahors renferme de nombreux vases sacrés et d'autres objets liturgiquesdus au zèle industrieux du saintévêque etsur lesquels sont gravées des inscriptions dédicatoires au nom de Didier ^. Les basiliques monastiques elles-mêmes possèdent parfois un riche mobilier liturgique que leur ont procuré leurs abbés ou fondateurs 'J. La piété des rois et des reines " ou de simples particuliers 8 enrichit les sanctuaires de pièces d'orfèvrerie. Les églises ont comme les rois dans leur trésor de grands plats de métal précieux ■*. Les évêques lèguent à leur église leur mobilier

abbé de Saint-Pierre-au-mont-Blaiidin (VII' siècle), a versé pour un achat mille sous d'or « de tliesauris saneti Pétri •> (cf. plus haut, p. 193, n. 8). En 733, Autlandus, abbé de Saint-Martin de Tours, paie trente sous " de thesauro ipsius saneti » {Gall. christ., t. xiv. Instr., col. 0).

1. A Trêves on cache un réfuî^ié dans une arca renfermant les ornamenta de l'église (Grégoire de TofRS, Hi.st. Franc, III. 36, p. 139).

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