Grégoire de Toi rs, Hist. Franc, II. 36, p
10. Pari)essi:s, 230, t. i, p. 202, 206, 211. En 677, lévéquc du Mans. Bèrarius, concède en précaire une vUla de son église sise dan.s le Bordelais (3.>-'4, i. ii, )>. 175).
11. Hisl. Franc, VIII, 43, p. 355. Vraiseniblablemenl il s'agit d'un doiuainc de l'église .
DISPERSION DES GRANDS DOMAINES ECCI. KSI ASTIQUES 215
églises de Nevers et d'Auxerre étaient propriétaires dans son diocèse i. De bonne heure sans doute, l'église de Refms a été pourvue de biens dans la région des Vosges -. Dès le VIP siècle, elle avait des intérêts au delà de la Loire et en Poitou '^ Au VHP siècle, l'évoque de Reims, Rigobertus, aurait obtenu un privilège d'iinniunité pour tous domaines sis en Austrasie, Neustrie et Burgondie, dans lespafji de Marseille, de Rennes, de Tours, de Poitiers et de Limoges, dans le Gévaudan et en Auvergne *. Au VIP siècle, l'église de Soissons acquiert des biens dans le pagus de Tliérouanne ■'. Du vivant de saint Géry, celle de Cambrai possédait des curtes àdiM'S, le Périgord ^. Au temporel de nombreuses églises devaient ainsi figurer des terres éloignées de la cité épiscopale, car Clotaire, dans son édit de 614, décide que les évoques devront faire administrer des propriétés lointaines par les gens du pays ''.
Les monastères et basiliques où reposait le cor[)s d'un saint célèbre dont la renommée attirait des multitudes de i)èlerins étaient, du fait de leurs libéralités, ])ropriétaires en tous pays. Au temps de Grégoire de Tours, la basilique de Saint-Martin possédait dans le Maine la vUla de Ternay '^, des biens dans le
1. i'. Dcsid. i'pist., Il, 7 et 18 (F.jilst.. iiicroic. acvi, t. i, ]). 20tj, 207 et 213).
■2. Suivant Hincinar {Vlta s. Reinigli, 16 cl 17, Script, rcrum »ierov., t. m, p. 300 et 309), saint Rémi aurait acqui.s les biens possédés par Téglise de Reims in Vosago (il s'agit dune rilla prés de la Sarre et de biens sis sur les bords du Glan dans le Palatinat). Le témoignage d"Hincmar ne suflit pas â prouver que saint Rémi a procuré ces biens à .son église, mais il est avéré quau temps d'Hincmar l'acquisition n'était pas récente ; elle devait être antérieure au IX' siècle. Suivant Flodoard {Bisl. Rem. ceci.. H, 2, Script., t. xni. p. US), Childebert II a (Umné à l'évêque Egidius des biens sis dans les Vosges .sur les bords de la Sarre.
3. Romulfus, évêque de Reims au VI1« siècle, légua, suivant Flodoard {Hist. Rem. eccles., ii, 4, Script., t. xui, p. 451), à son église des biens au delà de la Loire et en Poitou. Les èvèques Angléljcrtus et Lando ont soutenu des iirocés au sujet des propriétés de l'église sises au sud de la Loire (1, p. 155). Au VIII» siècle, un autre évêque de Reims, Rigobertus, achète des biens au delà de la Loire (ihid., II, 11, p. 459). L'église de Verdun, s'il faut en croire les (Jc.'ila episc. Virdun. {\.2,Script., t. iv, p. 44). po.ssédait aussi au VIII' siècle, dei>uis longtemps déjà, des biens en Aquitaine. L'église de ("hàlons aurait hérité de révè(|ue Elaiihius <les propriétés dans la même région {Tcstam. d'hlaphii/.s, P.\iiDE.ssrs, Addit. -2. t. n, p. 4-2.3). Cette i)ièce. i)ar laquelle l'évoque a.ssigne .ses biens aux stipendia de.s serritcurs de Die» (le chapitre cathedra! ?) et ([ui porte la souscription d'Égidiu.s, archei-èqiie de Reims, nous paraît n'être pas authentique.
4. FLODO.iRD, ibid. Le clerc rémois qui, au XI« siècle, fit des additions au prétendu testament de saint Rémi, insère dans la liste des biens légués par ce dernier à son église, les domaines donnés jtar Clovis en Septimanie, en A(|uilaiiie, d'autres sis en Provence, d'autres enlin en Austrasie et en Thuringe.