Précaire de Watléniérus (Pardessus, 547, t. ii, p
2. Tesl. de Bertrand, 230, t. i, p. 199, 202, 211. :5. Test. rfM?J?*o, 55'.), t. II, p. .371-5.
4. UE L.\.STEYRIE, Cari, de Paris, 12, t. i, p. 17 et Pardesscs, 412, t. ii, p. 209-10.
5. DE Lasteyrie, 14, p. 21 et Pardessus, 452, t. ii, p. 256-7.
6. Cf. plus haut, p. 15fj et 157. Didier de Cahors qui laisse trente-quatre villac ù son église, inscrit aussi pour des legs treize basiliques ou monastères de la région. iVita s. Desidcrii, 'M, ScrljU. rertcm meroci. iv, p. 586).
7. Cf. plus haut les donations royales dont bénéficient Saint-Denis, Stavelot (p. précéd.), l'église de Paris (p. 214).
218 CAUSES DE l'kparpillement des vill.k
les possessions des rois s'enchevêtrent souvent d'une extrémité à l'autre des pays francs. Childebert P"", qui avait Paris dans son royaume, était aussi le maître de la Provence ^ et on s'explique qu'il ait pu gratifier l'église de Paris de biens sis près de Fréjus et à Marseille -.
Lesplus généreux bienfaiteurs des églises c'étaient, avec le roi, l'évêque de la cité, l'abbé du monastère. La plupart des évêques de l'époque franque qui appartenaient à de riches familles, léguaient à leur église leurs biens patrimoniaux et ceux qu'ils avaient acquis avant ou après leur élévation à l'épiscopat ^. Beaucoup avaient commencé leur carrière au palais et devenaient évêques par l'effet de la volonté royale. Ce n'était pas toujours dans son pays d'origine qu'un personnage en vue obtenait un siège épiscopal. (rrégoire de Tours était originaire d'Auvergne et plusieurs membres de sa famille avaient été avant lui évêques de Tours '*. Saint Kloi, originaire du Limousin, est devenu évoque de Noyon. Aussi l'héritage d'un évêque ^^, d'un abbé '^ rendait souvent l'église ou le monastère propriétaire dans une région éloignée, oîi jusqu'alors elle n'avait pas eu d'intérêts.
Elle avait aussi parfois sans doute des raisons pour solliciter du roi ou de quelque riche bienfaiteur un domaine situé sous d'autres cieux. Les conditions économiques du temps, la raré-
1. LoxcNON, Oéof/r. (Je la Gaule an VI' siècle, p. 61 et 111.