Qi:.\NTi\, Cart. de l'Yonne, 8, p
8. Didier de Cahors lègue à son église vingt-quatre rillac au territoire d'.\ll)i loc. cit.); il n'était pas inutile à l'évêque de Cahors de posséder un gîte en la ville, alin de i)Ouvoir surveiller ce lot important de domaines.
TERRAINS, MAISONS, MARAIS SALANTS, l'ORTS 221
à Tabbé ou à leurs envoyés ; ou bien elles seront converties en immeubles de rapport. Clotaire II avait donné à Tévéque du Mans, Bertrand, une maison dans Paris que le prélat lègue à son église et à un monastère. Une taverne a été établie dans cet immeuble, dont ces établissements religieux se partageront le loyer i. D'une maison sise à Bordeaux, le même évêque cède la propriété à son neveu, mais stipule que les envoyés de l'église et du monastère, quand ils viendront dans la ville pour y acheter du poisson, recevront l'hospitalité dans cette habitation 2.
Les églises et monastères s'assurent la possession soit de gisements de sel, soit de marais salants. Les églises lorraines se nantissent déjà dans la région salifère de la Seille. En 729, le monastère de Wissembourg a acheté pour cinq cents sous une saline à Marsal avec les bâtiments et tous les ustensiles nécessaires s. Les religieux de Saint-Wandrille possédaient vraisemblablement sur le littoral voisin des marais salants '. L'église de Paris en exploitait peut-être dès le VP siècle en Provence ^, le monastère de Saint-Denis dans le Poitou ^.
Peut-être aussi les moines se préoccupent-ils de disposer sur les fleuves navigables d'abris pour leurs navires et de quais d'embarquement. Sigebert II a cédé aux moines de Stavelot les péages perçus dans quelques localités sises sur des petits fleuves voisins du monastère, mais en outre sur la Loire un tonlieuavecleportoù il est levé, avec les hommes qui habitent ces stations et qui les gardent ''.
Les églises et les monastères ont peut-être cherché aussi à s'assurer, auprès des grands fleuves poissonneux et au bord de