‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 273 sur 570 · CHARGES DES COLONS DES ÉGLISES · texte numérisé non relu

CHARGES DES COLONS DES ÉGLISES

l'église de Cahors >. La loi des Bavarois stipule que les colons des églises payeront le dixième des produits du sol ■^. Ailleurs leur tribut est fixe et s'acquitte en argent. Dans une charte des })remiëres années du VHP siècle, des hommes de l'église du Mans reconnaissent lui devoir comme redevance pour leur blé des sommes qui varient entre vingt et un et quatrevingt-deux sous •^. Le cens dû par les colons de l'église était sans doute celui-là même qu'ils payaient au propriétaire de la terre avant qu'elle passât aux mains du clergé ou des moines. Le fils d'un bienfaiteur du monastère de Wissembourg s'est engagé à ne plus rien exiger des hommes que son père a donnés aux moines ; il stipule que ces tenanciers rendront ;!u monastère les mêmes cens qu'ils acquittaient autrefois à sa famille *. Mais un saint évêque se montre parfois moins rigoul'eux pour le payement du tribut qu'un maître laïque. Saint Didier, raconte son biographe, a fait abandon dans une année d'abondance à un colon de son église de la redevance de cent njesures de vin qu'il devait acquitter -k Saint Rémi remettait I)lus volontiers qu'il ne les réclamaitauxtenanciers du doinaine de Mouzon les tributs auxquels il avait di-oit ''.

La condition du colon de l'église est supérieure à celle des hommes des laïques. Les lois barbares lui attribuent un wehi'geld jtliis élevé. En Alemanie, il est assimilé à un Alamau ; le tenancier libre (rime église est l'égal d'un petit propriéiaire ''.

Les hommes du domaine ecclésiastique l)énéficient des i)rivilèges de l'église, notamment de riiiniiuiiiM' (pii lui est concé-

1. ViUi s. Dcsiderii, ■2\ {Sci'ij)L rcrinn iiicrnr., t. iv. p. r>S|;.

2. I.cc Baà/u-., I. i;i : <• de ,'iO inodiis, '.i iiincrios dniicl » (Leoex, l. m, )). -2'^) ; des rodcvjinces lixes on lin, miel, rhnpons, (fufs, sunl sU])ulécs aussi (p. -279;. La lui dts Alaui.iiis (XXIII. Lri/cs uni. i/crm., I. \. p. S'-i) décide que les libcri rcclr.suisiiri soiiiii .isiicinls ,hix lurmcs chargi-s (|iit' les volnni régis-, .sans spécilirr auii-iiiiciit (juelles sont ces redevances.

:; Pakdkssi s, 517 (7-.'l-7->.>), t. Il, p :i30. Cf. p. iirrccd , n. :i. Le t.uix •'•levé de la redevance iSi sous ilor, 7:5, 7.', etc.) fait penser qu'il s';itril snii d un ferniiige, suit d'un cens di'i i)i>ur une volonica de grande élendui'.

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