ÉCOLES ECCLÉSIASTIQUES
argent, mais elle leur était servie de préférence en nature. Le pontife leur distribue les produits des rzV/^^ ecclésiastiques.
Un certain nombre reçoivent aussi de leur évéque des biensfonds en toute propriété ; il s'agit toujours alors d'une terre qui fait partie du patrimoine du prélat '. Beaucoup obtiennent de la munificence du chef du diocèse la jouissance, leur vie durant, d'une terre de l'église, petit champ, petite vigne 2.
Les clercs ne doivent pas prétendre à d'autres largesses qu'à celles de leur propre évéque. Il ne leur est pas permis de rechercher ni d'accepter les biens d'une autre église ^ ou de s'adresser aux puissants pour en obtenir des bienfaits 4. Des clercs cupides prennent ce que l'évéque ne leur donne pas. Il s'en trouve qui fraudent les biens des pauvres, s'approprient des champs, des vignes, des serfs appartenant à l'église ^. Quelquefois les clercs profitent de la mort ou de la disgrâce de leur évéque pour mettre au pillage sa maison ^.
Pour instruire les enfants et jeunes gens qui seront des recrues pour le clergé de l'église, une école est établie auprès de la cathédrale '^ et des grandes basiliques *. Elle est dirigée soit par l'archidiacre ^, soit par un clerc écolâtre dont l'évéque rémunère largement les services 10. Ceux qui ont été élevés dans ces écoles aux frais de l'établissement, sont dits spécialement les nourris de l'église i"".