LES AUMÔNES DES FIDÈLES DÉCHARGENT LES ÉGLISES
ermites \ les pieux fidèles - suppléent les pontifes dans leur fonction charitable. Les cvéques comptent sur ce concours et parfois délivrent à un mendiant une lettre de recommandation, analogue sans doute à celle qu'obtiennent les captifs ^, qui lui ouvre la maison et la bourse des dévots personnages '*. Auprès de chaque sanctuaire une troupe de malheureux vit des aumônes que fait pleuvoir, comme une nuée bienfaisante, le passage des pèlerins ^'.
Le clergé ne s'est pas contenté d'exhorter les fidèles à pourvoir aux nécessités des misérables, les conciles leur en font une loi. En 567, le concile de Tours ordonne que chaque cité suffise aux besoins des pauvres qui habitent le territoire. Il ne faut plus qu'ils soient réduits à aller mendier ailleurs. Les prêtres des paroisses rurales et tous les citoyens devront chacun nourrir leur pauvre '^. Il s'en faut donc que les indigents soient à la charge exclusive des évèques. Spontanément, les pieux fidèles s'offrent à les nourrir et, dans chaque diocèse, l'évêque s'attend que les prêtres des paroisses et les habitants aisés du pays rempliront le devoir de l'aumône.