Ocsta, lov. cil
9. Charte de Vigilius c. (M H^iwsris. 8. p. 17); Gcsla cpisc. AuJisiO'l., 22 col. 24:0.
LES MONASTÉRr;,S SE MULTIPLIENT DANS LES VILLES 89
qne rôvoqiio possédait un IVaLrnient des ossements du saint vénérés h Brioude et ils ont obtenu qu'il transférât cette relique dans leur basilique '.
Il s'est ainsi produit autour dos villes et^de l'église mère une sorte de condensation de l'institut monastique -. Les basiliques urbaines ou suburbaines se peuplent de moines ou do religieuses. Tours possède déjà, au temps de Grégoire, au moins deux monastères d'hommes et autant do religieuses ■^. Auxerre, au VIP siècle, on possédait au moins un nombreégal '.A Poitiers, au VP siècle, plusieurs communautés de moines sont établies soit dans la ville, soit dans le faubourg, car à la fête de saint nilairo, toutes viennent célébrer les vigiles dans la basilique du saint jusqu'à minuit, puis retournont à leur monastère pour y chanter l'ofTice avant l'aube •'.
Kn même temps que les monastères se groujient dans la ville et les faubourgs, ils s'éparpillent à une faible distance de la cité, dans les vici et ca^itra du territoire. Le roi burgonde Sigismond a fondé le monastère de Saint-Maurice à Agaune ^ ; révoque de Langres Grégoire bâtit la basilique de Saint- Bénigne ", desservie de bonne heure par des moines ^, près du