‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 1001 sur 1207 · BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-PIERRE DE GEMBLOUX · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-PIERRE DE GEMBLOUX

beaucoup pour l’enrichissement de la collection. Nous savons qu’il fit transcrire en une Bible plénière tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament et le chroniqueur affirme qu’il réunit plus de cent volumes renfermant les saintes Écritures, sans doute à la fois texte et commentaire l. Il ne subsiste qu’un exemplaire du Xe siècle des Actes, des Epîtres et de l’Apocalypse 2 et peut-être un exemplaire des Évangiles du XIe, orné encore dans le style franco-saxon. Des ouvrages des pères et autres écrivains ecclésiastiques qu’a possédés le monastère sont conservés quatorze manuscrits 3. Il subsiste quatre recueils de Vies des saints 4. Suivant le chroniqueur, Olbert a rassemblé cinquante volumes d’ouvrages séculiers. Les livres qui subsistent prouvent en effet que le fonds de Gembloux était particulièrement riche en livres relatifs aux Arts Libéraux, ouvrages de grammaire 5, poètes chrétiens 6, poètes et prosateurs païens 7 .

§ 6. — Bibliothèque de Stavelot

L’ancienne bibliothèque de Stavelot nous est bien connue, grâce surtout à un catalogue qui en fut dressé en 1105 8.

(1356), 5-339-44 (1511) ; 5-339-42 ( Catal . cod. hagiogr. 71), 5.504-12 (79), 5.573 ? 5.649-67 (85) ; 5-333-5 (Thomas 50), 5.336 (51), 5.338 (53), 5.345 (54-66) ?, 5.347 (67), 5.348-52 (68-72), 5.369-73 (73.-6), 5.380 -4 (77-8o), 5.457 (81), 10.013 (164), 1.078-9 (194), 10.080 (195), 10.082 (196), 10.083 (197).

1. Gesta abb. Gembl., 42 : «ad construendam pro posse suo bibliothecam plenariam, vêtus et novum testamentum continentem in uno volumine transcripsit historiam » (S S, VIII, 540). Le chroniqueur entend sans doute par « divina scriptura » tous les ouvrages de doctrine, car il les oppose à la « saecularis disciplina ».

2. B. Bruxelles, 3.971-3 (Catal. Van den Gheyn 70) ; 5.573, cf. Le ms. à miniat., 16, p. 20 ; Gaspar-Lyna, n° 13, p. 49-50. Toutefois la tradition qui en attribue la provenance au monastère de Gembloux n’est confirmée par aucun indice fourni par le ms.

3. B. Bruxelles, 5.460-1 (1229) Cassiodore ; 5.540 (906I Hégésippe ; 5.499 (909) Origène ; 5.606-10 (953) Ambroise ; 5.500-03 (1003), 5.473 (1021) Jérôme ; 5.565 (1053), 5.56o (1069), 5.463-7 (1104) Augnstin ; 5.459 (1158) Eugippius ; 5.533-45 (1356) Bède ; 5.504-12 (1024) divers ; 5.332 (Thomas 49) Lactance.

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