LIVRES SAINTS A STAVELOT
eux qui auraient été en service à la scola ; on s’expliquerait àinsi qu’un si petit nombre de livres dans une riche bibliothèque représentent la Grammaire et les autres Arts Libéraux 1 et qu’aucun poète profane ou chrétien ne figure dans le Catalogue.
Comme l’inventaire des livres de Saint-Riquier, le Catalogue de Stavelot énumère en tête les Bibles et en finale les livres de caractère liturgique.
Stavelot en 1105 possédait deux Bibles complètes, l’une et l’autre en deux volumes, une ancienne, vraisemblablement du IXe siècle, une nouvelle, celle qui subsiste et que Godéran et Ernest on ont terminée après quatre ans de travail, en 1097 2. Dix autres volumes renfermaient un ou plusieurs livres de l’Ancien et du Nouveau Testament autres que les Évangiles Un quinzième volume renfermait le texte des Évangiles écrit en onciale (textus evangeliorum romane scriptus).
La dernière portion du Catalogue indique les volumes qui servent au culte. Il est fait mention de quinze Missels dont deux peut-être subsistent, 3 L’un est dit « fabricatus », c’està-dire sans doute pourvu d’une reliure d’orfèvrerie ; deux autres sont des Missels épiscopaux ; un Missel sert à l’usage quotidien ; neuf missels sont désignés parle nom d’une personne, sans doute l’ancien propriétaire, l’usager ou le donateur ; enfin deux Missels renferment aussi les collectes (collectanei). Le Catalogue mentionne l’Agenda 4 de l’abbé Rodolphe, une autre Agenda, et un troisième exemplaire non achevé. Le Collectaire de luxe (fabricatus), qui est signalé, se retrouve probablement dans le Collectaire du XIe siècle dont une miniature représente des moines offrant le livre à leur abbé et qui a sans dcute été exécuté à Stavelot 5. Le Catalogue mentionne en outre un Collectaire d’usage quotidien et celui de l’évêque Étienne.
Le Catalogue signale parmi les livres liturgiques trois exemplaires des Évangiles (textus evangelii), dont l’un était
1. L’art. 44 signale 2 exemplaires du traité de Bède De metrica arte ; l’art 117 « Helpricus cum arithmetica et somnio Scipionis et Macrobio » ; enfin à l’art. 87 au livre « de diversis questiunculis in Danielem » étaient joints un Priscien et un Diomède (eum Prisciano et Diomede).