LES ARTS LIBÉRAUX A STAVELOT
autre occasion le Catalogue, celui-ci ne leur a pas fait place. Ils formaient vraisemblablement en 1105 à Stavelot, comme à Lobbes en 1049, une collection à part, celle de la scola, sur laquelle nous n’avons pas de renseignements, mais qui complétait sans doute dignement la riche bibliothèque du monastère.
§ 7. — Bibliothèques tréviroises
De l’église de Trêves sont conservés les Evangiles décorés, exécutés à Echternach vers la fin du VIIIe siècle 1 et le codex Egberti de la fin du Xe siècle, que l’archevêque Egbert a fait exécuter à Reichenau 2. Mais nous ne savons rien de plus des livres qu’elle a pu posséder.
La bibliothèque de Saint-Maximin nous est mieux connue grâce aux manuscrits qui en proviennent, aujourd’hui très dispersés 3 et aussi à un Catalogue, dressé au XIe ou au XIIe siècle, des livres de Yarmarium de ce monastère, qui comporte 151 articles 4.
Dans cette liste qui présente un certain ordre 5, viennent en tête les manuscrits de la Sainte Écriture et d’abord deux grandes Bibles complètes et une autre qui ne renferme que l’Ancien Testament et les Épîtres de saint Paul. Les Évangiles écrits en or signalés ensuite doivent être identifiés avec les célèbres Évangiles Ada, qui ont appartenu à Saint-Maximin probablement dès le temps de Charlemagne 6. Cinq autres exemplaires des Évangiles sont mentionnés par le Catalogue, et plus loin, un volume renfermant les Évangiles, les Actes des Apôtres et les Épîtres de saint Paul 7 .
Le Catalogue énumère ensuite successivement trente-sept manuscrits de saint Augustin, dix-sept de saint Jérôme,