‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 1011 sur 1207 · BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-MAXIMIN DE TRÊVES · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-MAXIMIN DE TRÊVES

quatre de saint Ambroise, huit de saint Grégoire, quinze de Bède, trois de saint Jean Chrysostome, un d’Athanase, un de Grégoire de Naziance, deux livres d’Éphrem, deux d’Isidore, dont les Étymologies en double exemplaire, le Livre des sentences de Taïus, le « De statu animae » de Claudien. Alcuin, Haimon, Smaragde, Raban, Amalaire sont également représentés.

Il est fait mention de deux grands recueils de canons et trois petits, deux livres des lois de Charles et autres empereurs, du Pénitentiel d’Halitgaire, un « ordo » ecclésiastique et un « ordo romanus ». .

Saint-Maximin possédait aussi à cette date des livres d’histoire : l’Histoire tripartite, Paul Orose, les « Gesta Francorum », les « Gesta Karoli », les « Gesta Getarum », un recueil de chroniques, deux recueils de vies de saints.

Les Arts Libéraux sont mal représentés dans cette liste qui ne signale aucun grammairien et aucun des classiques anciens. Mention est faite de la Dialectique d’Augustin en deux exemplaires avec les « Isagogae » de Porphyre, d’un Commentaire des « Isagogae », de la Rhétorique de Fortunatianus. Nous conservons en provenance de ce monastère un manuscrit du IXe siècle qui renferme plusieurs Glossaires grecs et latins et un manuscrit de Prudence du XIe siècle L Le Catalogue mentionne un livre écrit en allemand (liber teuthonicus) .

Les livres liturgiques du trésor ne figurent pas davantage dans le Catalogue qui signale seulement deux Psautiers avec gloses. En provenance de Saint-Maximin subsiste le Sacramentaire de luxe, exécuté à l’usage de ce monastère à Reichenau au Xe sièclé 1 2.

L’absence de ces deux séries, celle des livres de Grammaire et des Livres liturgiques montre que le Catalogue est incomplet. D’ailleurs en dehors des vingt-six manuscrits du Catalogue qu’on peut identifier avec ceux qui subsistent 3, nous en connaissons dix-huit autres antérieurs au XIIe siècle et

1. B. N. nouv. acq. lat. 763, cf. Omont, Notice, dans Not. et Ex/r. des mss., t. XXXVII ire p. 342-3 ; B. Bruxelles, ms. 9.968-72, cf. Le ms. à miniat. B. roy. de Brux., 11, p. 15 J Gaspar-Lyna, n° 8.

2. B. N. lat. 18.005 ; cf. Leroquais, Les Sacrant., 46, p. 113.

3. Voir les identifications proposées par Gottlieb, Ueber mittelalterl. B. p. 344-5. On peut ajouter celle du ms. nouv. acq. lat., 1835 (Concord, des Evang.) avec le n° 34 du cat.

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qui n’y figurent pas h Parmi ceux insérés ou non au Catalogue qui ont survécu ou nous sont connus, sept sont du VIIIe ou du IXe siècle, trente du Xe, huit du XIe 2. La collection de Saint-Maximin semble s’être particulièrement développée au cours du Xe siècle.

Il s’est conservé aussi un certain nombre de manuscrits anciens provenant de Saint-Mathias 3.

Echternach a reçu, sans doute dès l’origine, l’apport de livres anglo-saxons et un nombre important des manuscrits exécutés par l’actif scriptorium 4 de ce monastère sont restés en sa possession.

Nous 'gardons en provenance de la bibliothèque d’Echternach les Évangiles, que saint Willibrord aurait apportés lui-même, un Évangile en semionciale anglo saxonne et les Évangiles de Maihingen 5. Le Martyrologe exécuté à Echternach au commencement du VIIIe siècle y a été conservé. Il subsiste aussi un Sacramentaire du IXe ou Xe siècle, ainsi qu’un Épistolaire et Lectionnaire du XIe siècle et un Évangéliaire illustré exécuté vers 1050 6. On retrouve un certain

x. A la liste des 9 mss. antérieurs au XIIe siècle signalés par Gottliob (p. 346-7), en peut ajouter les mss. de la B. N. nouv. acq. lat. 762 (Comment. Genèse), 763 (Glossaire), cf. Omont, Not. et Extr., t. XXXVII, xe P., 342-62 ; les lat. 10.852 et 10.865 (Calai, cod. hagiogr ., n° 512 et 5i8);les mss. de la B. de Bruxelles 9.968- 72 (n° 165) ; de la B. de Berne mss. 12 et 13 (« De Civitate Dei ») ; 120 (Prudence) ; de la B. de Munich, lat. 28.118 (« Codex regul. » s. Benoît d’Aniane, n° 20 de la coll. Gœrres, cf. Traube, Vorles., III, 284) ; de la B. de Berlin, lat. Q u 673 (Filastrius. coll. Gœrres 21, Traube, loc. cit.).

2. VIIIe-IXe s. B. Trêves ms. 22 (Évangiles d’Ada, cf. catal. Keuffer, I, 18) ; 592 (Raban Maur et Amalaire) ; Brit. Mus. Egert. 809 (Evang.) ; Coll. Phillipps. 1869/768 Meerm ; Coblenz Gôrresb. 16 (Cycle Pascal et traité de Bède) ; B. N. nouv. acq. lat. 763 ; B. cath. Cologne 49 (Isaïe et Jérémie), cf. Catal. Jaffé Watt., p. 16 ; B. Munich 2 8.1 18 ; B. Berlin Q u 673; — Xe s. B. Trêves 262 (Haimon), 2.209 (« Moralia in Job »), 2.243 (Bède sur saint Marc) ; B. N. lat. 10.865 (Catal. mss. hagiogr. 518); nouv. acq. lat. 762, 1.835, 2.199 f° 9-10 ; B. Gand, 435-6, 438-40, 454-5, 457-8, 528-31, 533, 548-9, 551 ; en outre le ms. 473 (Processionnal du XVe siècle) est une copie d’un ms. du Xe ou XIe siècle ; B. Vatic. Regin. 1.953 ; Coll. Phillipps 4.313 ; Gœrres b. 97 (Alcuin), 2 (Nécrologe) ; B. Bruxelles 9.968-72 (Cat. cod. hagiogr. 165) ; — XIe s. B. N. lat. 10.852 (Catal. mss. hagiogr. 512) ; nouv. acq. 2.199, f°i2-3 (Missel) ; B. Gand 537, 556-7, 581 ; Coll. Phillipps 1.873/773 Meerm ; B. Trêves x.094 cf. Anal. Boll. 1934, p 179.

3. Parmi eux figurent ùn recueil de sermons du VIIIe siècle (B. Trêves ms. 564) et plusieurs mss. du Xe s. (B. Trêves mss. 178, 217, 588).

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