LES ARTS LIBÉRAUX A COLOGNE
L’église de Cologne était fort riche en ouvrages ayant pour objet les Arts Libéraux. Elle possédait un exemplaire du Xe siècle de l’ouvrage de Martianus Capella sur les noces de la philologie et de Mercure et les sept arts libéraux, ainsi qu’un manuscrit du Xe-XIe siècle de gloses sur ce traité. Un manuscrit en onciale renferme les ouvrages de rhétorique de Fortunatianus, d’Aurelius Augustinus, de Victorinus sur la Rhétorique de Cicéron et de Censorinus L La bibliothèque conserve aussi un Commentaire sur la Rhétorique de Cicéron, le Commentaire de Boëce sur les Topiques de Cicéron, le traité de Boëce sur le syllogisme et sur les topiques, les « Isagogae » de Porphyre et plusieurs manuscrits de Commentaires de Boëce sur Porphyre. Un manuscrit contient à la fois les « Isagogae » de Porphyre, les Catégories d’Aristote et les Topiques de Cicéron 1 2. La collection comprend trois exemplaires de Y Ars grammatica de Priscien et un Commentaire sur Priscien, des fragments de Pompée, le « De orthographia » de Cassiodore, trois exemplaires de l’Arithmétique de Boëce, et son « De musica » 3.
Il ne subsiste au contraire en provenance de Cologne qu’un très petit nombre de textes classiques et presque exclusivement de Cicéron, le Songe de Scipion avec le Commentaire de Macrobe, les Philippiques, le De Senectute. On conserve le commentaire de Chalcidius sur le Timée de Platon. Un manuscrit renferme des Gloses sur Lucain, un Commentaire sur Macrobe, Juvénal, Perse 4; mais aucun manuscrit de ces poètes, pas plus que de Virgile, n’est conservé. Toutefois, au XIe siècle, Saint-Pierre possédait un Térence avec un Servius 5. Il ne subsiste que deux manuscrits de métra, un Prudence du XIe siècle et un manuscrit du même âge renfermant le « Libellus Prorae et Puppis » 6. Vraisemblablement, la collection telle qu’elle nous a été transmise a subi d’importantes pertes, peut-être dès la fin du moyen âge.
Un exemplaire de Vitruve de la fin du IXe siècle a dû appartenir à Saint-Pantaléon, car il porte le nom de Godéran, prévôt de cette église au XIe siècle. Un manuscrit du Xe siècle de
1. Mss. 193-4 ! 166, Jaffé Watt., p. 65-8, Traube, Une. 72, Vorles., I, p. 190.