LIVRES DONNÉS PAR L’ÉVÊQUE WERNHER
et sur l’Épître aux Éphésiens, les Étymologies et les Épîtres de saint Isidore, les Homélies de Bède, son « De natura rernm » et son « Expositio » sur le Lévitique.
Parmi cette collection se trouvaient aussi le premier livre de la traduction d’Eusèbe par Rufin, les Histoires de Paul Orose, les Miracles de Grégoire de Tours, des vies de saints.
Une place était faite aussi à la poésie et aux Arts Libéraux ; parmi ces livres, figuraient les poèmes de Prudence, les traités de Cicéron, les Institutions de Ouintilien, la traduction d’Euclide par Boëce copiée en 1004 par Constantius, écolâtre de Luxeuil, le Commentaire de Boëce sur le traité d’Aristote de lTnterprétation, les Phénomènes d’Aratus, des ouvrages sur la musique, le calcul, l’astronomie, la rhétorique et la dialectique. Dans chacun des manuscrits, la plupart du Xe siècle, était apposée la note dédicatoire : « Werinharius episcopus dédit sanctae Mariae 1 ».
Il subsiste en effet un certain nombre de volumes qui portent cette inscription. Quatre d’entre eux figurent sur la liste de Wimpheling ; c’est le cas du Paul Orose et de l’Aratus, l’un et l’autre, du Xe siècle 2, d’un exemplaire du XIe des traités de Cicéron 3 4 5 et d’un Quintilien du Xe 4. Deux autres volumes où est apposée la même note dédicatoire, et dont Wimpheling ne fait pas mention, à savoir une brève chronique copiée au IXe siècle et un ouvrage de géométrie transcrit au XIe5, prouvent que la liste dressée par l’érudit alsacien des livres donnés par Wernher est incomplète. Un exemplaire de Prudence du Xe siècle orné de peintures provient de l’église de Strasbourg 6 ; peut-être doit-il être identifié avec le Prudence de la liste des livres donnés par Wernher, bien qu’il n’en porte pas la dédicace.
Ces données, si fragmentaires qu’elles soient, prouvent que la bibliothèque de l’église de Strasbourg a dû être bien fournie à cette époque.