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BIBLIOTHÈQUE DE MURBACH
de Murbach, Sigismond Meisterlin, qui en a pris une copie conservée dans le Cartulaire de ce monastère 1. L’un d’eux constituait le Registrum 2, liste dressée méthodiquement des livres que possédait le monastère ; la copie du XVe siècle nous l’a conservé intégralement. L’autre, le Breviarium librorum Isgheri abbatis, a été allégé par le copiste d’une portion des ouvrages signalés déjà dans le Registrum 3. L’abbé Isker a gouverné le monastère au cours du troisième tiers du IXe siècle 4; le bref de ses livres a dû être dressé vers 870 ; le Registrum plus ancien l’aurait été entre 840 et
Le premier Catalogue (Registrum) signale, en les distribuant méthodiquement par séries, trois cent deux ouvrages. A la fin d’un certain nombre de séries, le rédacteur énumère les ouvrages connus de lui que la collection ne comprend pas et dont il fait la recherche. Ceux qui concernent la doctrine forment une première série et sont rangés par noms d’auteurs. Puis viennent les séries « de historiis », « de poetis christianis », « de poetis gentilium ». Sous la rubrique « secuntur gentiles » sont énumérés des ouvrages en prose d’auteurs anciens, ainsi que de grammairiens. Une série est consacrée aux livres de médecine.
Le Catalogue ne signale ni les textes de l’Écriture saint, e ni les livres liturgiques, ni aucun livre de droit. Leur absence s’explique peut-être par des lacunes que présentait le rotulus quand il fut transcrit. Le texte commence en effet avec les livres de saint Cyprien, sans qu’aucun titre valable, soit pour toute la collection, soit pour la série des livres de doctrine, soit conservé. Il semble bien, par conséquent, que le début du document soit perdu. Les Bibles et livres de l’Ancien et du Nouveau Testament venaient peut-être en tête de la liste ; les livres liturgiques 5 ont pu être aussi consignés dans des parties perdues, au commencement ou à la fin du rotulus.
1. Arch. de Colmar n. i. Ces documents ont été publiés et étudiés par H. Bloch : Ein KaroHngischer Bibliothekskatalog ans Kloster Murbach, dans Stmssburger Fcstschrift zur XLV1 Versammlung deutschen Phüologen.
2. C’est au moins sous ce nom que le désigne le copiste du XVe siècle ; cf. Bloch, P- 274.
3. « OLmissis his qui in registre continentur pro parte » (Bloch, p. 27e n. a) ; néanmoins, comme le remarque M. Bloch (p. 275), six ouvrages sont mentionnés dans l’un et l’autre Catalogue.