‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 106 sur 1207 · Stiftsb., ms · texte numérisé non relu

Stiftsb., ms

9. C’est le cas à S. Galldu ms. 349, où l’on reconnaît des italicismes, cf. doin Leclercq, Dict. archéol. chrét., art. S.Gall, col. 224 ; du ms. 188 en onciale romaine du VIIe siècle (cf. Scherrer, p. 67), de VEdictum Rotharii, ms. 730, exécuté en onciale, vers 700 (Scherrer, p. 236-8) et suivant Lindsay ( Notae lat., 484) du ms. no (Breviarium apostolorum), qui aurait été probablement écrit à Vérone au IXe siècle, ainsi que du ms. 227 (Sententiæ Isidori) ; à Reichenau, du ms. 57 (B. Carlsruhe), des Étymologies d’Isidore qui aurait été exécuté dans le Nord de l’Italie, vers 780 (Lindsay, p. 450; Zimmermann, p. 157), du fragment, n» 144 de la fin du VIIe au début du VIIIe siècle (Rotharii edictum) également en onciale. Le ms. des Évangiles (B. Munich, 6224), provenant de Freisingen, a été écrit par un certain Valerianus, probablement en Italie (Lindsay, Notae lat., 467).

10. Tels les mss. italiens du VIIe siècle, B. N. lat. 2769, 10593.

APPORTS ITALIENS AUX Xe ET XIe SIÈCLES

franc. On a conjecturé, sur de faibles indices d’ailleurs, que les manuscrits exécutés à Cologne au temps d’Hildebald ont été écrits par des scribes qu’on aurait fait venir d’Italie h

Les artistes de diverses écoles d’enluminure, ceux notamment de l’école de Tours et de l’école de Reims, qui ont puisé leur inspiration dans des modèles antiques, eurent certainement sous les yeux des manuscrits à peintures exécutés au delà des Alpes. Ces modèles leur sont parvenus d’Italie, importés directement ou peut-être parfois par l’intermédiaire des pays anglo-saxons, soit en ce cas qu’une église d’Angleterre ait prêté des manuscrits qu’elle devait à l’Italie, soit qu’elle ait fourni aux artistes francs des copies faites en Angleterre d’après des manuscrits italiens1 2.

Les apports de l’Italie en livres ont continué aux Xe et XIe siècles. Gerbert a enrichi sa collection personnelle et celle de l’église de Reims par des copies faites à Bobbio de livres de la riche bibliothèque de ce monastère 3 ou par l’entremise des moines de cet établissement, ses correspondants4. Il demande qu’on fasse travailler pour lui les scribes si nombreux qui se trouvent partout en Italie 5 ; il prie un scribe de l’église romaine de lui expédier des livres6. L’évêque de Strasbourg, Erchanbold (950-65) rapporte des manuscrits d’Italie et y fait exécuter des livres 7. L’évêque Wernher (1002-27) a suivi son exemple 8. Rathier de Vérone a vraisemblablement apporté à Lobbes avec lui des livres italiens 9.

1. Jaffé Watt, éditeurs des Eccl. Colon, codices, allèguent (p. IV) à l’appui de cette conjecture que pour la correction de ces mss. on a usé de notes tironiennes ; mais d’une part le correcteur peut ne pas être le scribe ; d’autre part la pratique des notes tironiennes, conservée sans doute en Italie, est aussi en usage dans des scrrptoria francs (voir plus loin, p. 353).

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