BIBLIOTHÈQUE CLAUSTRALE ET BIBLIOTHÈQUE SCOLAIRE
raux continuent la nomenclature des livres divins, des ouvrages de droit et d’histoire. Dans le Catalogue « de divinis » du monastère de Saint-Gildas, on trouve des livres relatifs aux Arts, bien qu’un autre Catalogue soit consacré à ceux-là seulement.
Il reste probable et quelquefois certain que dans plusieurs églises, des livres de grammaire ou toute une série d’ouvrages relatifs aux Arts Libéraux formaient une collection particulière propre à l’école monastique, sans qu’on en puisse conclure que la « librairie claustrale » fût dépourvue de tous ouvrages de cette nature. Il est vraisemblable que dans d’importants établissements l’écolâtre disposait d’une bibliothèque composée des livres indispensables à l’enseignement, sauf à recourir à la grande bibliothèque claustrale qui avec les autres séries renfermait une collection peut-être plus complète des livres « de arte », utiles eux aussi à la communauté.
Des livres ont pu être aussi affectés à un autre office que celui de l’école, mais seulement à partir du XIIe siècle. Un manuscrit de cet âge au monastère de Cluny appartenait à la porterie ; anathème est jeté sur quiconque l’enlèverait de la domus portarum h
Les livres que la communauté d’un grand monastère affecte aux prieurés qui en dépendent, ne sont sans doute là qu’en dépôt provisoire et continuent d’appartenir à la bibliothèque du monastère chef.
i. B. Berne, ms. 335, cf. Hagen, p. 333.