ENTRETIEN DES LIVRES
ouverts ne laissent pas voir les ornements dent iis pouvaient être extérieurement décorés. Sur les cinq rayons du meuble, neuf livres sont posés à plat et l’artiste en a figuré grossièrement la reliure b Des miniatures montrent aussi exceptionnellement des armoires, qui renferment non pas des livres, mais des rouleaux de parchemin 1 2.
Les livres tenus sous clef par le custos d’une bibliothèque ecclésiastique ou monastique étaient-ils conservés non seulement dans un local clos, mais aussi dans de grands coffres ou dans des armoires également fermés ? On ne saurait l’affirmer, mais c'est la conjecture la plus probable. Il est peu vraisemblable que dans les locaux où ils sont gardés les volumes soient rangés sur des rayons et mis à. portée de la main. Les livres sont des objets de prix, pour la préservation desquels on ne saurait prendre trop de précautions. Des coffres fermant à clef comme les boîtes à parchemin des miniatures permettent en outre d’emporter rapidement en cas d’alerte le précieux dépôt.
Les coffres ou armoires renferment sans doute une catégorie déterminée de livres conformément au classement méthodique que font apparaître maints Catalogues. Les courtes inscriptions en vers qui interrompent le Catalogue des livres de Clunv étaient peut-être placées au-dessus de chacune des armoires ou de chacun des coffres de Yavmarium dunisien 3.
L’entretien des livres est laissé à l’industrie du custos. Il s’en trouvait un à Saint-Germain-des-Prés, au XIe siècle, attentif au soin des livres et qui avait à cœur de remettre en état ceux qui avaient souffert 4. C’est seulement au XIIe siècle que des revenus fixes commencent à être attribués à la bibliothèque, à l’effet d’entretenir la collection, que des fondations sont établies pour y pourvoir 5.