ACTION PERSONNELLE D’ALCUIN
mes d’homélies d’un grand nombre de Pères h La seconde partie de cet ouvrage est conservée dans un manuscrit de Saint-Martin copié au milieu du IXe siècle, probablement sur l’original 1 2 et il subsiste en outre un second exemplaire du même volume copié au Xe siècle 3. Le scriptorium de Saint-Martin, où avait été exécuté le manuscrit original, a continué de reproduire les œuvres de son fondateur.
Pour l’exécution de ces travaux, Alcuin a dû mettre à contribution un grand nombre de scribes dans le scriptorium de Saint-Martin. L’activité et la réputation de l’atelier a sans doute attiré à Tours, en dehors des familiers anglo-saxons d’Alcuin, d’autres étrangers soucieux de s’y former. Au temps où le monastère de Reichenau était gouverné par Waldo (786- 806), un religieux de sa communauté, Vadilleoz vint à Saint- Martin, et envoya à Reichenau des livres 4 qui sortaient évidemment du scriptorium de Tours. Ce séjour se place vraisemblablement sous l’abbatiat d’Alcuin.
Il est bien certain qu’il a imprimé une activité plus grande au scriptorium tourangeau. La direction qu’il lui a donnée fut-elle novatrice ? a-t-il été un initiateur et un réformateur 5 ? Venu à Saint-Martin du palais, où déjà il avait secondé et peut-être inspiré l’action réformatrice de Charlemagne et dirigé les scribes de la scola pcuatina 6, il a vraisemblablement continué à Tours l’œuvre commencée au palais.
Nous savons avec certitude que préoccupé d’abord d’assurer la correction du texte, il ne se désintéressait nullement de l’exécution matérielle ; qu’en particulier, il recommandait de soigner la ponctuation 7, qui avait, écrit-il, presque disparu