MANUSCRITS TOURANGEAUX DU PREMIER STYLE
tiques l, les Évangiles qui proviennent peut-être de Saint- Martial de Limoges 2, ceux qui furent exécutés par Géréon et donnés par Hériman de Nevers à sa cathédrale 3. un manuscrit provenant de Clairvaux renfermant entre autres le livre des vertus et des vices d’Alcuin 4, un Psautier hébraïque qui a été peut-être, comme les Évangiles d’Hériman, la propriété de la cathédrale de Nevers 5 *, le Nonius Marcellus que conservait l’ armarium de Saint-Martin fi, les Évangiles dits des Jacobins écrits par le premier Adalbaldus 7 , la Bible de Monza exécutée par Amalric 8 et le manuscrit renfermant l’exposé de saint Jérôme sur Isaïe provenant' de Saint-Maximin de Trêves 9. A cette série il faut ajouter le Martinellus provenant de Saint- Amand 10, le manuscrit du traité de saint Jérôme sur les Psaumes exécuté par Dodaldus 11 et une Bible dont il ne subsiste que des portions 12. Traités d’une main parfois malhabile, les mêmes motifs, dont on voit la technique se perfectionner sans cesse, témoignent de l’unité d’inspiration des artistes qui ont exécuté cette série d’ouvrages.
A quelles sources ont-ils puisé et dans quelle mesure leur art est-il nouveau et original ?
Les motifs de décoration qu’il fait apparaître ne se retrouvent au moins pour la plupart 13 dans aucun des manuscrits précarolingiens exécutés dans l’ancienne Gaule. L’école tourangelle qui se forme au commencement du IXe siècle , pratique un art qui ne se rattache que par quelques traits rudimen-