‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 332 sur 1207 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Les « scriptoria » des églises du Nord

§ I. — Les « SCRIPTORIA » MONASTIQUES

Sans avoir joué dans l’histoire de la calligraphie un rôle aussi important que le monastère de Corbie, les autres monastères autonomes du Nord de la Francia occidentale ont disposé, pour la plupart, du VIII au XIIe siècle, d’équipes de scribes et d’enlumineurs souvent nombreux et industrieux.

Saint-Médard de Soissons avait un atelier dès la fin du VIIe siècle, puisqu’à cette époque, l’abbé Nomédius fit écrire (scribere rogavit), probablement dans son monastère et offrit au saint un manuscrit des Homélies de saint Césaire L Un peu plus tard, au cours du VIIIe siècle, sur des feuillets ajoutés on transcrivit une exhortation du même saint 1 2. Dans l’Antiphonaire de Compiègne, de la seconde moitié du IXe siècle, le titre de l’office de saint Médard est exceptionnellement tracé en lettres d’or 3. Ce livre aurait-il été exécuté pour Saint-Médard 4 ? L’histoire de la translation de saint Sébastien composée au IXe siècle à Saint-Médard par le moine Odilon est conservée dans un manuscrit du Xe, provenant du même monastère et qui est dédié au saint martyr par le moine Gundacrus, qui l’a copié 5 * *. Le récit de la translation

1. B. Bruxelles 9.850-2. Sur ce rus. a été apposée cette note : « Hic liber vitas

patrum vel humilias s. Caesarii quoi venerabilis vir Nomédius abba scribere rogavit et ipsum basilicae s. Medardi contulit . » (Van den Gheyn, Cat. mss. B . Brux.

t. II, n° 1221). Cf. Delisle, Ms. mérov. de la B. Roy. de Brux., dans Not. et Extr. XXXI, i8 P., p. 34-5, Zimmermann, p. 210, le date d’environ 700; le ms. aurait été exécuté et conservé à S. Médard et aurait passé ensuite à S. Vaast d’Arras.

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